viril, ile

VIRIL, ILE

(vi-ril, ri-l') adj.
Qui appartient à l'homme, en tant que mâle. Force virile. Sexe viril. Âge viril, l'âge d'un homme fait.
L'âge viril plus mûr inspire un air plus sage, Se pousse auprès des grands, s'intrigue, se ménage [BOILEAU, Art p. III]
Robe ou toge virile, dans l'ancienne Rome, une sorte d'habillement qu'on faisait prendre aux jeunes gens, lorsque, sortant de l'enfance, ils devenaient propres à choisir un état.
Fig. Ferme, courageux, digne d'un homme.
Porsenna, vaincu par le courage d'Horatius Coclès, par l'action forcenée de Mucius Scevola, par la résolution virile de la jeune Clélie [LÉVESQUE, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 373]
Les esprits virils recherchent avec prédilection le commerce des intelligences féminines ; et de ces unions naissent les grandes pensées [D. STERN, Esquisses morales, p. 139]
Terme de jurisprudence. Portion virile, synonyme abusif de part héréditaire, c'est-à-dire ce qui revient à chaque héritier dans une succession, laquelle est souvent très inégalement partagée.
Une loi qui exclut de toutes les magistratures les enfants de ceux qui sont morts insolvables, à moins qu'ils n'acquittent leur portion virile des dettes de leur père [MIRABEAU, Collection, t. II, p. 296]
Si les héritiers de la femme sont divisés, en sorte que l'un ait accepté la communauté à laquelle l'autre a renoncé, celui qui a accepté ne peut prendre que sa portion virile et héréditaire dans les biens qui échoient au lot de la femme [, Code civ. art. 1475]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le premier degré de vieillesse est quant les hommes ont encore la vertu virile pour vaquer aux negoces civiles [PARÉ, Introd. 5]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç et espagn. viril ; ital. virile ; du latin, virilis ; de vir, homme ; zend et sanscrit vira, héros, fort ; gaél. fear, homme ; du grec s'y rattache.