x

x

[ iks] n.m. inv.
1. Vingt-quatrième lettre (consonne) de l'alphabet français.
2. Sert à désigner une personne ou une chose qu'on ne veut ou ne peut désigner plus clairement : Madame X. Déposer une plainte contre X. Pour x raisons.
3. En mathématiques, symbole désignant l'inconnue d'une fonction ou la première coordonnée (abscisse) d'un point dans un plan.
4. Chromosome sexuel présent en un exemplaire chez l'homme, et en deux exemplaires chez la femme.
5. Objet formé de deux parties croisées comme les barres d'un X.
Accouchement sous X,
préservation de l'anonymat d'une femme qui abandonne son enfant à la naissance.
Film classé X ou film X,
film pornographique.
Rayons X,
radiations électromagnétiques traversant plus ou moins facilement les corps matériels.
X,
chiffre romain valant dix.
XXL,
abréviation écrite, de l'anglais « extra extra large », utilisée dans la confection et indiquant une très grande taille : Des doudounes XXL ; (fig., ) colossal : Un auteur au talent XXL.
n.f.
Arg. scol. École polytechnique.
n.
Arg. scol. Élève ou ancien élève de l'École polytechnique.

X

(iks', ou, suivant l'épellation moderne, kse) s. m.
Lettre consonne qui est la vingt-troisième de l'alphabet. Jambes en X, se dit des genoux tournés en dedans et se touchant.
X, dans les chiffres romains, vaut 10 ; XI, 11 ; XII, 12 ; XIII, 13 ; XIIII ou XIV, 14, etc. XX ; 20 ; XXX, 30 ; XXXX ou XL, 40, etc. Surmonté d'un trait, dans cette forme X̄ il vaut 10000 ; couché, il se prenait pour 1000.
Dans le comput ecclésiastique, marque le dimanche.
Sur les monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Amiens, selon l'Encyclopédie, à Aix selon le dictionnaire de Trévoux.
En marge des anciens manuscrits, X est une note critique qui indique une expression inusitée ou une figure trop hardie. Il sert aussi quelquefois à noter les endroits remarquables.
X ou x s'emploie d'ordinaire, en algèbre, pour désigner l'inconnue ou une des inconnues. Il se dit quelquefois figurément, dans le langage philosophique, d'une chose que l'on cherche. Familièrement, les x, l'algèbre, les mathématiques. Fort en x, fort en mathématiques.
Des xx redoublés admirant la puissance, Il croit que Varignon est seul utile en France [VOLT., Ép. 50]
Nom donné familièrement aux élèves de l'école polytechnique.
Un x ou un ixe, chez les tapissiers, est un petit tabouret dont les pieds croisés offrent la figure de cette lettre.
Poinçon d'acier au bout duquel se trouve gravé un x, pour frapper ou imprimer cette lettre.
X, espèce de phalène.

REMARQUE

  • 1. X a tantôt la prononciation de ks, comme dans extrême ; tantôt celle de gz, comme dans exercice ; tantôt celle de k, comme dans exception. Au reste la prononciation en est marquée en particulier. à chaque mot de ce dictionnaire
  • 2. Dans quelques noms de lieux, x se prononce comme s : Auxerre, Bruxelles, dites ô-sê-r', Bru-sè-l'.
  • 3. En certains mots, il sonne z : deuxième, sixième, etc.
  • 4. À la fin des mots où il n'est pas muet, il se prononce comme ks : préfix, sphinx, etc.
  • 5. Dans la plupart des mots x final est muet et ne sert qu'à rendre plus grave le son de la voyelle : paix, choix, généreux.
  • 6. Cet x final se lie et prend le son de z : Baux à longues années, bô-z à.... Un choix heureux, choi-z heureux ; une paix inattendue, pê-z inattendue.
  • 7. Dans certains mots, x final sert à marquer le pluriel : choux, oiseaux, etc. Il remplace aussi quelquefois l's radicale finale, comme dans jaloux. Dumarsais, Œuv. t. IV, p. 101, suppose que cela vient des maîtres d'écriture, qui ont préféré l'x à l's, l'x offrant à la main la liberté de faire ces figures inutiles qu'ils appellent traits. Cet usage est bien plus ancien que les maîtres d'écriture auxquels Dumarsais fait allusion ; il appartient au moyen âge, dont l'orthographe variable substitua souvent l'x à l's finale.

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. x ; grec, ξ, lettre double composée de κ et de σ.

x

X. n. m. Lettre de l'alphabet. Elle représente une des consonnes. On la nomme Ixe.

X, au début ou dans le corps des mots, a tantôt le son de CS comme dans Axe, Extrême, Xiphoïde; tantôt de GZ, comme dans Exempt, Exercice, Xavier. Parfois il a le son d'une S dure, comme dans Auxerre, Bruxelles; parfois celui d'un Z comme dans Deuxième, Sixième.

À la fin des mots, il ne se prononce généralement pas : Choix, Généreux, Paix; sauf en liaison, devant une voyelle ou une h muette, comme dans Baux à long terme, Beaux hommes, où il a le son d'un Z. Toutefois, il se prononce dans certains mots savants, où il a le son de CS. Lynx, Préfix, Sphinx, Styx.

x

, s. m. [Pron. ikce et non pas iske, comme on prononce en quelques Provinces.] Vingt troisième lettre de l'Alphabet la 18e des consones. 1°. C'est une consone double. Au milieu des mots, elle a le son, tantôt d'un c et d'une s; et c'est lorsqu'elle se troûve devant une consone: expérience; ou dans les mots tirés du grec, Alexandre, axe, axiôme: pron. ekspériance, Alek-sandre, akce, akciôme; tantôt elle a le son d'un g et d'un z; et c'est quand elle se troûve devant une voyèle: examen, exercice, exhiber; pron. egzamène, egzêrcice, egzibé, etc. Il faut excepter, maxime, fixe, flexible, qu' on prononce makcime, fikce, flek-cible. = 2°. Au comencement des mots, l'x a le son de ks: Xavier, Ximénès; Xantipe, Xerxès. Pron. Ksa-vié, ksêrcès, etc. = 3°. Devant ce ou ci, elle a le son du k: excellence, exciter: pron. ekcélance, ekcité. — Devant co ou cu, elle a comunément le son de l's, dit le P. Bufier: excomunier, excuser; pron. eskomunié, eskuzé. Plusieurs trouvent cette prononciation mauvaise et veulent qu'on prononce toujours eks: d'aûtres veulent celle-ci pour le discours soutenu, et soufrent l'aûtre dans la conversation. = 4°. L'x a la prononciation forte de l's dans les mots Aix (nom de Ville) Auxerre, Xaintonge, Xaintes; Bruxelles; et dans six, dix, soixante. Pron. Ais, sainte, etc. Brucèle, Aucerre, sis, dis, soa-sante. Il a la prononciation douce du z; dans deux, deuxième, sixième, sixain, dixième, dixaine, et dans les noms en eux, quand ils sont suivis d'une voyelle; feux, lieux, heureux, etc. Quand ils sont suivis d'une consone, l'x ne se prononce pas. "Deu-zième, si-zième; etc. Deux écus; heureux époux: pron. Deû-zéku, heureû-zépoux deux louis, heureux mortel: pron. deû loui; heureû mortel. = 5°. La prononciation de l'x final s'est conservée dans stix, sphinx, linx, larinx, préfix, perplex; qu'on prononce, stiks, sfinks, etc.
   Rem. M. l'Abé Girard aurait voulu banir cette lettre du présent des verbes pouvoir et vouloir; et écrire, je peus, tu peus; je veus, tu veus. Il n'y a dans tous les verbes, dit-il, que peux et veux où l'x se soit introduit, je ne sais par quel motif. On écrit, je cous, je vaus, je mous~; je fais, je bois, je dois, etc. L'analogie conduit donc à écrire je peus, je veus. = La Monnoie n'aimait point l'x à la fin des mots: il écrit ceus, heureus, au lieu de ceux, heureux, etc. aus, animaus, pour aux, animaux. Il le change en deux ss dans soissante, Ausserre, etc. = Xérophagie et autres mots grecs ou étrangers sont les seuls, qui comencent par une x. Il n' y a plus de mots d'origine française, dont cette consone forme la tête. On n'écrit plus Xaintonge et ses dérivés qu'avec une s. Saintes, Saintonge, etc.





Traductions

x

ξXXxxxx (iks)
nom masculin invariable
1. lettre de l'alphabet Son prénom commence par un X.
2. personne inconnue accoucher sous X

X

x [iks]
nm inv
(= lettre) → X, x
X comme Xavier → X for Xmas
(= pornographie) le X → pornography
nm (DROIT) plainte contre X → action against person or persons unknown
accouchement sous X → having a child anonymously (and giving it up for adoption)
abr nm (=École polytechnique)
adj
un film X → an X-rated film