ébarber

(Mot repris de ébarberais)

ébarber

v.t.
Enlever les barbes, les saillies, les aspérités ; couper les nageoires d'un poisson : Ébarber une tôle. Ébarber une sole.

ÉBARBER

(é-bar-bé) v. a.
Rogner les barbes des plumes, et ce que l'on compare à ces barbes dans le papier, dans la taille d'une gravure.
Couper le chevelu des plantes ou des arbres qu'on met en terre. Tondre une haie, une charmille. Couper les racines que les ceps de vigne poussent à fleur de terre.
Terme de paveur. Dégrossir les joints ou le parement du pavé préalablement.
Terme de fondeur. Ôter les bavures du plomb. Ébarber les tables, en ôter le sable avec des brosses avant de les mettre sur leur laminoir.
Terme de typographie. Ébarber une lettre, abattre avec un instrument tranchant un talus qui marque au tirage. Ébarber une feuille, un volume, couper les fausses marges.
Terme de chirurgie. Pratiquer l'ébarbement.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Allez dire à Saint-Gelais qu'il se fasse esbarber et couper ses cheveux, puisque voilà d'Aubigné de retour de son voyage [D'AUB., Vie, LXXII]

ÉTYMOLOGIE

  • É- pour es- préfixe (voy. ES-), et barbe.

ébarber

ÉBARBER. v. tr. T. d'Arts. Débarrasser une chose des parties excédantes et superflues. Ébarber du papier, des pièces de monnaie. Tranches ébarbées.

Il signifie particulièrement, dans l'Art de la gravure en taille-douce, Débarrasser la taille de ce qui reste sur le bord, avec un outil, afin que le trait paraisse net.

ébarber


ÉBARBER, v. a. ÉBARBOIR, s. m. [1re é fer. 3e é fer. au 1er, dout. au 2d. Ébarbé, boar.] Ebarber, c'est ôter les parties excédentes et superflues de quelque chôse. Ebarber du papier, des plumes, des pièces de monnoie. Trév. ne le dit que des métaux. — Ébarboir, outil qui sert à ébarber.
   Rem. * Autrefois on disait ébarber, pour faire la barbe; et Trév. lui done encore ce sens; Se faire ébarber. — Joubert le met parmi les mots vieux et burlesques.