ébaudir

(Mot repris de ébaudissait)

s'ébaudir

v.pr. [ de l'anc. fr. bald, joyeux ]
Litt., vieilli Se réjouir ; se divertir.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

ÉBAUDIR

(é-bô-dir) v. a.
Terme familier. Mettre en allégresse.
Je voulais tant soit peu m'ébaudir les esprits [SCARRON, Jodelet, IV, 4]
J'ébaudirai Votre Excellence Par des airs de mon flageolet [VOLT., Lett. en vers et en prose, 1]
S'ébaudir, v. réfl. Devenir ébaudi.
Allons nous ébaudir et dîner tous ensemble [BOURSAULT, Mots à la mode, sc. 15]
Pour n'avoir pas l'air d'un parent malheureux, je m'ébaudissais à la noce [CHATEAUB., Itin. II, 8]

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Si s'esbaldissent Franc [, Ch. de Rol. CXIV]
  • XIIe s.
    Pour nostre roi devons estre esbaudi [pleins de courage] [, Ronc. p. 56]
    Li estor [le combat] fu durement esbaudis [, ib. p. 72]
    Ne pourquant il manja assez tout à loisir, E ad fait bel semblant pur les suens [siens] esbaudir [, Th. le martyr, 47]
  • XIIIe s.
    Et quant il furent acreu de gent, si s'es baudirent plus, et chevauchierent plus seurement qui devant [VILLEH., CLV]
    Car chascun qui de ses amors Oit [entend] parler, moult s'en esbaudit [, la Rose, 2687]
  • XVe s.
    Pour esbaudir armes, et chevalerie accroistre [MONSTRELET, I, 2]
  • XVIe s.
    L'yvresse donne aux personnes d'aage le courage de s'esbaudir en danse et en la musique [MONT., II, 19]

ÉTYMOLOGIE

  • Es- préfixe, et l'ancien adjectif baud, bald, hardi ; provenç. baut ; ital. baldo ; de l'anc. allem. bald, hardi ; angl. bold ; wallon, ebadi ; provenç. esboldir, esbaudir ; anc. ital. sbaldire.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

ébaudir

ÉBAUDIR. v. tr. Mettre dans une joie bruyante et agitée. Il nous a ébaudis avec son récit extravagant.

Il s'emploie surtout pronominalement. Cette promenade fut pour nos enfants une belle occasion de s'ébaudir. Il est vieux et familier.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

ébaudir


*ÉBAUDIR, v. a. ÉBAUDISSEMENT, s. m. Récréer, récréation. Ils sont vieux, et ne peuvent plus être bons que pour le burlesque. Ebaudir ses esprits; s'ébaudir. "Vous tous, Critiques à la journée, à la quinzaine, au mois, ébaudissez-vous bien, vous ne me ferez surement aucun mal, dit dans son dépit M. du B... auteur du vieux Garçon, Comédie.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788