ébouillir

(Mot repris de ébouillie)

ÉBOUILLIR

(é-bou-llir, ll mouillées, et non é-bouyir) v. n.
Il se conjugue comme bouillir. Se consumer, diminuer à force de bouillir. Ne laissez point tant ébouillir le pot. Il se conjugue avec l'auxiliaire être. Le pot sera bientôt ébouilli, si vous ne diminuez pas le feu.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et dit Homerus que Hetor monstroit la forte et aspre vertu de lui par chascune de ses deux narines, par lesquelles l'en voit le sang esboulir [ORESME, Eth. 86]
    Entre le roy d'Angleterre et le roy de France Philippe se esbouli et esmu descort [, Chr. fr. mss. de Nangis, sous l'an 1189, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. esbulir ; ital. ebollire ; du latin ebullire, de e, ex, et bullire, bouillir (voy. BOUILLIR).

ébouillir

ÉBOUILLIR. v. n. (Il se conjugue comme Bouillir, mais on ne l'emploie guère qu'à l'infinitif et au participe.) Diminuer à force de bouillir. Ne laissez point tant ébouillir le pot.

ébouillir


ÉBOUILLIR, v. n. [Ébou-gli: mouillez les ll.] Diminuer, à force de bouillir. Il ne s' emploie qu'à l'infinitif et au participe. "Ne laissez point tant ébouillir le pot. "Le pot est trop ébouilli. "Cette saûce est trop ébouillie.