échauffé, ée

ÉCHAUFFÉ, ÉE

(é-chô-fé, fée) part. passé.
Qui a subi l'action de la chaleur. Le mur échauffé par les rayons du soleil.
Fig.
....d'une laide femme ils ont l'âme échauffée [RÉGNIER, Sat. VII]
Échauffé du vin et de la débauche, ils montent tout armés au haut du rempart [D'ABLANCOURT, Arr. liv. I, dans RICHELET]
Il donne aux songes de son esprit échauffé le poids des révélations [MASS., Avent. Circ.]
Je les trouvai échauffés sur une dispute la plus mince qu'on se puisse imaginer [MONTESQ., Lett. pers. 36]
Échauffés par l'espoir ou glacés par la crainte [VOLT., Mérope, I, 4]
Il se dit aussi de la tête, de la poitrine, où une chaleur incommode et même morbide se fait sentir.
On a la poitrine échauffée [DANCOURT, Céphale et Procris, Prologue.]
Teint échauffé, teint marqué de taches rouges, de boutons, signes d'échauffement.
Il a le teint échauffé [LA BRUY., VI]
Dans le langage vulgaire. Constipé.
Bois échauffé, bois qui commence à se gâter, à se pourrir.
S. m. Nom donné à une certaine odeur rance due à la chaleur, à l'entassement. Cette viande sent l'échauffé. Ce blé sent l'échauffé.