éjouir

(Mot repris de éjouirent)

ÉJOUIR (S')

(é-jou-jr) v. réfl.
Se livrer à la joie.
On en fait maint repas, Dont maint voisin s'éjouit d'être [LA FONT., Fabl. IV, 21]
Ne vous éjouissez pas de vos miracles [PASC., Juifs, 18]
Chevreuse, un avec lui [Beauvillier] dans tous les temps de leur vie, s'éjouit avec lui de la même joie [SAINT-SIMON, 302, 175]
Ce mot a un peu vieilli ; mais il est encore bon.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Mais je ne sai dont esjoïr [je] me doie [, Couci, XX]
  • XIIIe s.
    Quant li rois l'entendi, mout en fu esjoïs [, Berte, LXXV]
    Après refu portraite Envie, Qui ne rit onques en sa vie, N'onques de rien ne s'esjoï, S'ele ne vit ou s'el n'oï Aucun grant domage retraire [, la Rose, 237]
  • XVe s.
    Ces paroles esjouirent fort le duc [COMM., II, 9]

ÉTYMOLOGIE

  • É- pour es- préfixe, et jouir ; provenç. esgauzir, esjauzir.

éjouir


*ÉJOUIR (s') v. réc. On dit, dans le Dict. Gram. que ce mot n'est pas français. On le regarde comme nouveau. Il est très-vieux, et hors d'usage. "Ejouis-toi, stérile, qui n'enfantois point. Vieille traduction du texte: ltare sterilis, etc. On dit aujourd'hui, se réjouir, réjouis-toi.