élégie

élégie

n.f. [ gr. elegeia, de elegos, chant de deuil ]
Poème lyrique dont le ton est le plus souvent tendre et triste : Les élégies de Ronsard.

élégie

(eleʒi)
nom féminin
poème mélancolique un recueil d'élégies

ÉLÉGIE

(é-lé-jie) s. f.
Chez les Grecs et les Latins, pièce de vers dont le caractère essentiel fut d'être composée d'hexamètres et de pentamètres.
Aujourd'hui, petit poëme dont le sujet est triste ou tendre. Composer une élégie.
La plaintive élégie en longs habits de deuil Sait les cheveux épars gémir sur un cercueil ; Elle plaint des amants la joie et la tristesse, Flatte, menace, irrite, apaise une maîtresse ; Mais, pour bien expliquer ses caprices heureux, C'est peu d'être poëte, il faut être amoureux [BOILEAU, Art poét. II]
Mais la tendre élégie et sa grâce touchante M'ont séduit ; l'élégie à la voix gémissante, Au ris mêlé de pleurs, aux longs cheveux épars, Belle, levant au ciel ses humides regards [A. CHÉNIER, Élég. 32]
Terme de musique ancienne. Sorte de nome pour les flûtes.
Terme de botanique. Plante du Cap (elegia).

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Mais d'avantage, Lazare de Baïf a donné à nostre langue le nom d'epigrammes et d'elegies, aveq ce beau nom composé aigre-doux, à fin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre [DU BELLAY, I, 39, verso.]
    Nous contasmes nos adventures à Pantagruel, qui en fit quelques elegies par passe temps [RAB., Pant. V, 17]

ÉTYMOLOGIE

  • Terme venant en grec de : plainte, gémissement.

élégie

ÉLÉGIE. n. f. Genre de poésie dont le sujet est triste ou tendre. Élégie amoureuse. Composer une élégie. Élégie plaintive.
Traductions

élégie

elegy

élégie

אלגיה (נ) [שיר], נהי (ז), קינה (נ), נְהִי, קִינָה

élégie

elegie, klaagzang

élégie

Elegie

élégie

挽歌

élégie

elegia

élégie

Елегия

élégie

[eleʒi] nfelegy