élancement

(Mot repris de élancements)

élancement

n.m.
Douleur vive et intermittente : La migraine lui cause des élancements lancinement

élancement

(elɑ̃smɑ̃)
nom masculin
douleur intense et soudaine ressentir des élancements dans l'épaule

ÉLANCEMENT

(é-lan-se-man) s. m.
Action de s'élancer.
L'impétueuse ardeur de ces transports nouveaux à son sang prisonnier ouvre tous les canaux ; Son élancement perce ou rompt toutes les veines [CORN., Attila, V, 6]
Espace que fournit le cheval qui s'élance. De longs élancements. Action de faire un élan. Il y a des moments où le vol des oiseaux a des élancements.
Fig. Ardentes aspirations de l'âme. Les élancements de l'âme vers Dieu.
L'amour est circonspect, il est juste, humble et sage, Il ne sait ce que c'est qu'être mol ni volage ; Et des biens passagers les vains amusements N'interrompent jamais ses doux élancements [CORN., Imit. III, 5]
Il faisait des soupirs, de grands élancements [MOL., Tart. I, 6]
Au IVe siècle, il y avait dans les ouvrages des chrétiens quelque chose d'une passion nouvelle, d'une insatiable curiosité sur les destinées de l'homme, d'un élancement vers le ciel ; c'est ce qui brille dans les ouvrages de Grégoire de Nazianze, d'Augustin [VILLEMAIN, Litt. fr. XVIIIe siècle, 2e part. 2e leç.]
Douleur vive, aiguë, analogue à celle qu'occasionnerait un coup de lance. Cette piqûre me cause de grands élancements dans le doigt.
Terme de marine.
Inclinaison de l'étrave par rapport à une ligne verticale qui serait élevée à l'extrémité de la quille où l'étrave vient se fixer [JAL, ]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ceux qui poursuyvent legitimement des choses legitimes, ont un plaisir non plein de grands eslancemens, ains assaisonné de douceur [LANOUE, 520]
    Si ces ulceres sont corrosives, l'humeur qui en sortira sera noirastre, avec grande douleur et eslancemens [PARÉ, XI, 20]
    Cela affoiblit la violence que le courir donne aux premiers coups, et quant et quant oste l'eslancement des combattans les uns contre les autres [AMYOT, Pomp. 99]
    Les gens de guerre doivent estre comme un corps fort et robuste, qui de soy mesme n'ait aucun mouvement, ains se meuve au bransle et eslancement du capitaine [ID., Galba, 1]

ÉTYMOLOGIE

  • Élancer.

élancement

ÉLANCEMENT. n. m. Impression douloureuse, subite, aiguë et de peu de durée, ressentie en quelque partie du corps et provenant de quelque cause interne. Ce mal de dents, ce furoncle, cet abcès me donne des élancements fort douloureux. Souffrir d'élancements.

Il se dit aussi d'un Mouvement affectueux et subit de l'âme; et, en ce sens, il n'est guère usité qu'au pluriel et dans cette locution, Les élancements de l'âme vers Dieu.

elancement

Elancement, Lancinatio, Punctio.

élancement


ÉLANCEMENT, s. m. [Elanceman; 1re é fer. 2e lon. 3e e muet.] Au propre, impression subite de douleur, provenant d'une caûse interne. "Sentir des élancemens. = Suivant l'Acad. il se dit en termes de dévotion: "Les élancemens de l'âme vers Dieu. Je le crois vieux en ce sens: élans est plus de l'usage moderne.
   La Touche était aussi du sentiment que ce mot se dit au figuré. Il cite ce vers de Molière, dans le Tartufe.
   Il faisoit des soupirs, de grands élancemens.
Cela ne peut plus se dire qu'en se moquant.

Traductions

élancement

twinge

élancement

fitta, strizzone

élancement

[elɑ̃smɑ̃] nmshooting pain [elɑ̃se] vpr/vi
(= se précipiter) → to dash, to hurl o.s.
(en hauteur) [arbre, clocher] → to soar