énoncé, ée

ÉNONCÉ, ÉE

(é-non-sé, sée) part. passé.
Rendu en termes nets. Les faits énoncés dans ma lettre.
S. m. Ce qu'on énonce. L'énoncé d'un théorème, d'un problème. Simple énoncé des faits. La loi est précise dans son énoncé.
Il voulait qu'on mît après l'énoncé des propositions que.... [BOSSUET, Lett. quiét. 453]
Le pape Eugène sur cet énoncé ordonna la dissolution du concile [VOLT., Mœurs, 86]
Montesquieu, ayant à présenter quelquefois des vérités importantes dont l'énoncé absolu et direct aurait pu blesser sans fruit, a eu la prudence louable de les envelopper, et par cet innocent artifice les a voilées à ceux à qui elles seraient nuisibles, sans qu'elles fussent perdues pour les sages [D'ALEMB., Éloges, Montesquieu.]
La question se réduit à déterminer l'orbite que la lune décrit en vertu de l'action que la terre et le soleil exercent sur elle ; et cette question, déjà trop réduite dans cet énoncé, renferme encore assez de difficultés, pour qu'on ne soit pas tenté d'en ajouter de nouvelles [ID., Disc. prélim. syst. monde, Œuvr. t. XIV, p. 93, dans POUGENS.]
Un simple énoncé, une chose avancée sans développement ou explication. Un faux énoncé, une chose avancée contre la vérité.