épater

(Mot repris de épatèrent)

épater

v.t. [ de patte, pied ]
Fam. Remplir d'une surprise admirative : En osant faire cela, elle m'a épaté ébahir, renverser, stupéfier

épater

(epate)
verbe transitif
faire une forte impression sur Son talent m'épate.

ÉPATER

(é-pa-té) v. a.
Rompre le pied d'un verre. Épater un verre. Donner à un ouvrage d'art moins de hauteur qu'il ne faudrait, eu égard à sa base.
Trivialement. Faire tomber sur les quatre pattes ; et fig. étonner, déconcerter. Cette réponse l'a épaté. Cela est épatant.
S'épater, v. réfl. Être épaté. Ce verre s'est épaté.
Prendre une certaine largeur, en devenant moindre en hauteur.
Au bout d'un certain temps, la larve [du corail], en se mouvant à reculons, va se fixer par sa partie postérieure sur un corps solide quelconque ; alors elle s'épate, et ce ver allongé se transforme en un disque plat [QUATREFAGES, Acad. des sc. Comptes rendus, t. LVII, p. 1070]
Tomber à terre tout de son long.

ÉTYMOLOGIE

  • É- pour es- préfixe, et patte : priver de patte, de pied, rendre plus petit ; wallon, spaté, épaté, aspater, écraser, aplatir ; rouchi, du fier espaté, du fer en tôle, c'est-à-dire aplati.

épater

ÉPATER. v. tr. Priver de l'usage d'une patte. Epater un chien. Par analogie, Vase à pied épaté.

Il signifie aussi Faire tomber les quatre fers en l'air. Je me suis épaté lourdement.

ÉPATER signifie aussi figurément Étonner, stupéfier. Sa verve, son aplomb m'a épaté. Il est très familier.

Le participe passé ÉPATÉ, ÉE, s'emploie adjectivement pour signifier Qui est aplati, écrasé. Les nègres ont souvent le nez épaté.

Traductions

épater

[epate] vt [étonner] → to amaze (= impressionner) → to impress