étonnant

étonnant, e

adj.
1. Qui frappe par son caractère inattendu, étrange : Nous avons reçu une étonnante visite surprenant ; coutumier, habituel, rituel
2. Qui retient l'attention ou provoque l'admiration : Elle a une vitalité étonnante extraordinaire, prodigieux, remarquable ; banal, normal, ordinaire

étonnant

ÉTONNANT, ANTE. adj. Qui étonne, qui surprend. Cela est fort étonnant. Voilà une nouvelle étonnante. Adresse étonnante.

C'est un homme étonnant, se dit de Quelqu'un qui est extraordinaire, soit en bien, soit en mal.

étonnant


ÉTONNANT, ou ÉTONANT, ANTE, adj. ÉTONEMENT, s. m. ÉTONER, v. act. [Eto-nan, nante, neman, , 1re é fer. 3e lon. aux deux premiers, e muet au 3e, é fer. au dern.] Etonant, qui étone, qui surprend. Etonement. Surprise causée par quelque chôse, d'inatendu. "Cela est fort étonant, m'a beaucoup étoné; m'a causé un grand étonement; m'a rempli d'étonement, a jeté tout le monde dans l'étonement.
   Etonement et étoner signifient quelquefois. ébranlement, ébranler. "Depuis sa chute, il lui est resté un étonement de cerveau: "Ce coup lui a étoné la tête. "Le branle des cloches a étoné cette tour. Acad.
   I. Rem. Etonant peut être placé indiféremment devant ou après le nom qu'il afecte. En prôse et dans le style simple ou médiocre, il est mieux qu'il suive: en vers et dans le style relevé, il est plus élégant qu'il précède. "Les succès étonans, les~ étonans succès. C'est au goût et à l'oreille à diriger l'Orateur. L. Racine, dans le Poème de La Religion, dit, en apostrophant le Limaçon,
   Mais qu'on doit t'admirer, quand tu nous dévelopes
   Les étonans ressorts de tes longs télescopes.
Indépendamment de ce que par cette construction, ressort est plus raproché de son régime, ressorts étonans ne serait pas si bien. = Il est étonant régit le subjonctif, comme s'étoner et être étoné. "Tout ce qui environe les Grands, s'étudie à les tromper. Est-il étonant qu'ils puissent se laisser séduire. Massill. "Il est étonant, ou je suis étoné, ou tout le monde s'étone que vous vous obstiniez dans une opinion si faûsse et si dangereûse. — Un Auteur moderne ajoûte la particule ne dans la phrâse négative. * "Il ne seroit pas étonant que ce poste ne fût emporté en moins de temps et avec moins de perte que n'en éprouvèrent les Français. Je crois que cette négative est contre l'usage
   II. Etoné ne se dit ordinairement que des persones. Etoné comme un fondeur de cloches, comme s'il tombait des nûes, comme si les cornes lui venaient à la tête, extrémement étoné. Style proverbial. — On dit pourtant, avoir la tête étonée, ébranlée, lourde, embarrassée. "C'est un assez grand contentement que votre Belle-Soeur, après avoir eu deux jours la tête fort étonée soit tout-à-fait remise de sa chûte. Sév. = Etoné régit de et l'infinitif, et il a les autres régimes de s'étoner. Voy. plus bâs. "Calypso, étonée de voir dans une si vive jeunesse tant de sagesse et d'éloquence, ne pouvait rassasier ses yeux en le regardant. Télém.
   III. Étonement, surprise, consternation (synon.) Ils difèrent entr'eux en ce que le premier est plus dans les sens, le second dans l'esprit, le troisième dans le coeur. Le premier vient des chôses blamâbles, ou peu aprouvées: le second des chôses extraordinaires: le troisième des chôses afligeantes. Étonement ne se dit guère en bone part: surprise se dit également en bone et en mauvaise part: consternation ne s'emploie jamais qu'en mauvaise part. Gir. Synon. = Étonement, comme espérance, éfroi, terreur se dit de la persone qui le caûse.
   Et des plus vaillans même il est l'étonement.
       Corn.
Il ne se dit guère au pluriel, même dans son sens et son emploi ordinaire Mde. de Sévigné dit pourtant. "J' en voudrois qui pussent me donner de grands étonnemens. Mais ce n'est pas une conséquence pour d'autres phrâses. Ainsi l'on ne doit pas imiter Corneille, quand il dit:
   Dans ces étonemens dont mon ame est frapée.
= On dit, ne pas revenir d'étonement, avec la prép. de pour régime. "On ne revenoit pas d'étonement de la fortune de cette rapsodie sans méthode, sans ordre. Linguet. = Au grand étonement de, adv. "Au grand étonement de tout le monde.
   IV. S'étoner que régit le subjonctif. Quelques Auteurs déjà un peu anciens lui ont fait régir l'indicatif. Voitûre: "Je m'étone qu'étant si heureux en cela, je suis si malheureux d'ailleurs. "Je m' étone que vous n'en avez trouvé un meilleur. Il falait, que je sois; que vous n'en ayiez~ pas~ trouvé, etc. — Le P. Rapin: "Il y a lieu de s'étoner que Plutarque ne prenoit pas (ne prît pas) avantage pour Démosthène de ce qu'il avoit près de trois cens ans de réputation sur Cicéron. — Le P. Sicard: "Il ne faut pas s'étoner qu'on les fuit (fuie) du plus loin qu'on découvre les banderoles, etc. — Leibnitz: "Je m'étone que vous dites (disiez) que, etc. = Après le que régi par ce verbe, quelques-uns retranchent pas dans le sens négatif. "Je m'étone que l'estime qu' on avoit pour lui (Térence) n'ait obligé quelqu' un à nous conserver son véritable nom. Mme. Dacier. Voy. plus haut le 2d exemple tiré de Voiture. Il est plus sûr de mettre pas; n'ait pas obligé, etc. = On met quelquefois si au lieu de que: mais ce n'est que dans les phrâses interrogatives. Alors l'indicatif est indiqué. "Vous vous étonez après cela, si vous êtes maigre! Sév. Faut-il s'étoner s'ils ne sont point aimés, puisqu'ils n'aiment rien que leurs grandeurs et leurs plaisirs. Télém. "Ne vous étonez pas si j'en ûse de la sorte. = L'infinitif avec la prép. de est un régime moins commun, et il ne doit être employé que quand le verbe régi se raporte au nominatif de s'étoner.
   Ce timide chevreuil ne songeoit plus à fuir,
   Et le daim si léger s'étonoit de languir.
       De Lille.
Ainsi l'on doit dire, en parlant de soi, je m'étone d' être, et en parlant d'un aûtre, qu'il soit toujours malade. = Pour les noms, s'étoner régit l'ablatif (la prép. de) "Il ne s'étone de rien; il s'étone de tout "; Je ne m'en étone pas. "Il s'étone du moindre bruit. * Corneille lui fait régir le datif (la prép. à). "Quoique le mien (mon courage) s' étone à ces rudes alarmes. C'est un faux régime.

Traductions

étonnant

(etɔnɑ̃)

étonnante

astonishing, stunning, surprising, amazingמהמם (ת), מפתיע (ת), מתמיה (ת), תמהוני (ת), מַפְתִּיעַ, מַדְהִים, מְהַמֵּםverbazingwekkend, opmerkelijk, wonder, verbazendκαταπληκτικός, εκπληκτικόςammirabile, stupefacenteمُذْهِلudivujícíforbløffendeerstaunlichasombrosohämmästyttäväzapanjujući驚くばかりの놀라운forbausendezadziwiającysurpreendenteошеломляющийförvånansvärdน่าประหลาดใจşaşırtıcıđáng kinh ngạc令人惊异的 (etɔnɑ̃t)
adjectif
1. qui cause de la surprise une situation étonnante
2. d'une grande qualité un livre étonnant

étonnant

[etɔnɑ̃, ɑ̃t] adj
(= surprenant) → surprising
(= remarquable) → amazing