abrégément

ABRÉGÉMENT

(a-brè-jé-man) adv.
D'une manière abrégée. Adverbe usité autrefois et qui n'a rien qui l'empêche d'être usité de nouveau, puisqu'il se comprend sans peine.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Pour abregement guerir ou mourir, Plus ne puis fournir, Se sens ne m'aprent [CH. D'ORL., Rondeau.]
    Et le plus abregement que faire se peut, le bailli comanda qu'on depeschast notre pauvre coquart [L. XI, Nouv. 75]

ÉTYMOLOGIE

  • Abrégé, par contraction pour abrégée, et ment suffixe (voy. MENT).
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

abregement


*ABREGEMENT, s. m. Racourcissement. Action d' abréger. — Ce mot d'abord usité, ensuite abandoné, puis renouvelé, parce qu'il étoit commode, est devenu de nouveau suranné. Il serait pourtant utile, et mériterait que de bons Auteurs lui redonassent le crédit qu'il a perdu. — L'Acad. ne le met point. — Mrs. de Port-Royal s'en sont servis autrefois: "l'abrègement des paroles.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788