atténuer

(Mot repris de atténuerait)

atténuer

v.t. [ lat. attenuare, amoindrir ]
Rendre moins intense, moins grave : Le double vitrage atténue les bruits de la rue amoindrir, amortir, diminuer ; intensifier

s'atténuer

v.pr.
Devenir moindre : Sa douleur s'est atténuée peu à peu diminuer, s'estomper ; augmenter

ATTÉNUER

(a-té-nu-é) v. a.
Rendre mince, ténu ; diminuer l'embonpoint. Les jeûnes, les veilles, les fatigues l'ont extrêmement atténué.
Terme de médecine. Atténuer les humeurs, les rendre plus fluides.
Fig. Diminuer, rendre moins grave. Son repentir a atténué sa faute. Terme de droit. Les circonstances ont atténué le délit.
S'atténuer, v. réfl. Devenir moindre. Le corps s'atténue par le jeûne. Le délit s'atténue ou s'aggrave par les circonstances.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Li bien ki poissent estre attenueit, se il fuissent acomplit [, Job, 466]
  • XIIIe s.
    Attenuoié sunt mi oill [yeux] esgardant en haut [, Psautier, f° 180]
  • XVe s.
    Chascun estimoit le royaulme bien attenué tant des grans que des moyens et que des petis, pource qu'ils avoient portez et souffertz vingtz ans ou plus de grandes et horribles tailles [COMM., V, 18]
  • XVIe s.
    Quand le dolent sa voix d'homme a senti Attenuer, et son chenu pelage Se transmuer en semblable pennage [MAROT, IV, 75]
    L'Estat de France est maintenant si attenué et affoibli [LANOUE, 379]
    La troisieme saignée, espuisant les forces de ce pauvre corps attenué [YVER, p. 521]
    Ils estoient malades, fort maigres et attenuez [CARLOIX, V, 22]
    L'anse est faite d'un hous qu'à force j'ay courbé : En voulant l'atenuir, le doigt je me coupé [RONS., 736]
    Telle suffumigation incise, attenue, resoult l'humeur [PARÉ, V, 23]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, atèni ; provenç. atenuar ; ital. attenuare ; du latin attenuare, de ad, à, et de tenuis, ténu, rendre ténu (voy. TÉNU). On a dit au XIIIe siècle, attenuoier (sans doute atenvoier) et, au XVIe, attenuir.

atténuer

ATTÉNUER. v. tr. Rendre moins fort. Les jeûnes, les veilles, les fatigues l'ont extrêmement atténué, l'ont atténué.

Figurément, il signifie Rendre moins grave. Atténuer l'effet d'un mal. Ce délit est beaucoup atténué par les circonstances. Il s'est vainement efforcé d'atténuer le crime. Cela n'atténue point ses torts, sa faute. Le crime, le délit s'atténue, lorsque...

attenuer

Attenuer, Attenuare, Eleuare.

Attenué, Attenuatus, Extenuatus.

atténuer


ATTÉNUER, ou ATÉNUER, v. a. [2e et 4e é fer.] 1° Afoiblir, diminuer les forces, l'embonpoint. "Les jeûnes, les veilles, les fatigues l'ont extrêmement aténué. — 2° En Médecine, aténuer les humeurs, les rendre moins grossières et plus fluides.
   Rem. Aténuer ne s'est dit long-temps qu'en Physique et en Médecine: Depuis peu il a passé dans le langage commun. "Ce motif même anonçait un désordre qui aténuoit les liens de la subordination. Moreau. "Lui-même étoit intéressé à aténuer l'énormité de son crime. Id. Dans cet emploi, c' est un néologisme.

Traductions

atténuer

attenuate, tone down, lessen, mitigateהחליש (הפעיל), הקהה (הפעיל), עימם (פיעל), עמעם (פיעל), הֶחְלִישׁ, עִמֵּם, הִקְהָהverzachten, afzwakken, verminderen, verzwakken, zwakker/minder wordenmeredamatenuarattenuare, smorzare, smussareсмекчаванеafbødelieventää완화mildra (atenɥe)
verbe transitif
adoucir, rendre moins fort atténuer la peine de qqn

atténuer

[atenɥe] vt
[+ douleur] → to alleviate, to ease; [+ bruit] → to reduce
[+ responsabilité] → to lighten; [+ faute, conséquences] → to mitigate [atenɥe] vpr/pass [sensation, odeur, effet, disparités] → to be lessened; [douleur] → to ease; [violence] → to abate