barbacane

BARBACANE

(bar-ba-ka-n') s. f.
Meurtrière pratiquée dans le mur des forteresses pour pouvoir tirer à couvert. Dans les fortifications du moyen âge, ouvrage extérieur percé de meurtrières.
Ouverture longue et étroite pour l'écoulement des eaux. Ouverture dans une porte de cave.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Les barbaquennes [ils] unt saisies, E par force lor genz parties [BENOIT, II, 11858]
  • XIIIe s.
    Et drecierent les eschieles à une barbacane emprès la mer [VILLEH., LXXVI]
    Hordeïz [fortification] ot et bon et bel, Par defors les murs dou chastel Ses barbacanes fist drecier Por son chastel miauz enforcier [, Ren. 18498]
    Quant il sont devant Nique, s'ont levé le [la] tenchon [combat] ; Les barbacanes [ils] copent entour et environ, Dusqu'al maistre fossé n'i ot arrestison [, Ch. d'Ant. II, 348]
    Pour requerre sa gent plus sauvement [avec plus de sûreté], fist faire le roy une barbaquane devant le pont qui estoit entre nos deux os [armées] [JOINV., 236]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, bâbècine, lucarne ; namurois, barbakène ; provenç. et espagn. barbacana ; portug. barbacao ; ital. barbacane. On donne pour étymologie l'arabe bârbâk-khaneh, galerie servant de rempart devant une porte.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • BARBACANE. - HIST. Ajoutez :
  • Xe s.
    Le fol : Et ne m'en sçauroye-je mesler : J'ai gouverné la cour bacane Et sçay trop bien les aulx peler, Quant je suis à ma barbacane [, Rec. de Farces, etc. P. L. Jacob, Paris, 1859, p. 41]
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

barbacane

BARBACANE. n. f. Ouvrage de fortification bas, avancé, destiné à protéger une porte, la tête d'un pont, etc.

Il se dit aussi des Ouvertures qu'on laisse au mur d'un bâtiment, soit pour donner du jour ou de l'air, soit spécialement dans une terrasse pour l'écoulement des eaux.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

barbacane

Barbacane.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

barbacane


BARBACANE, s. f. Petite ouvertûre, pratiquée dans les murs des châteaux, pour pouvoir tirer à couvert sur les énemis.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788