bassesse

bassesse

n.f.
1. Manque d'élévation morale : La délation est une preuve de bassesse indignité, infamie ; grandeur, noblesse
2. Action vile, déshonorante : Il ne recule devant aucune bassesse ignominie, vilenie

bassesse

(bɑsɛs)
nom féminin
1. caractère de ce qui manque de grandeur morale la bassesse d'une personne méprisable
2. acte, parole acte, parole méprisable Je ne supporte pas de telles bassesses.

BASSESSE

(bâ-sè-s') s. f.
État de ce qui est peu élevé, au propre.
Il y a un certain degré de hauteur et un certain degré de bassesse que le mercure n'outre-passe presque jamais [dans un baromètre] [PASC., Fragment, sect. 3e.]
Peu usité en ce sens.
Fig. Manque d'élévation dans les sentiments. Pour que nous n'agissions pas avec bassesse. Il y a de la bassesse à faire le bien pour en tirer bénéfice.
Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malice [RAC., Esth. III, 9]
Tant de férocité, de bassesse et de rage, Tout est mon crime enfin, mais tout est votre ouvrage [BRIFAUT, Ninus II, III, 7]
Le vers se sent toujours des bassesses du cœur [BOILEAU, Art poét. IV]
Action basse. Commettre une bassesse. C'est une bassesse de.... Ce qui me paraît la dernière des bassesses.
Celles de ma naissance ont horreur des bassesses [CORN., Rodog. III, 3]
Le maître qui prit soin d'instruire ma jeunesse Ne m'a jamais appris à faire une bassesse [ID., Nicom. II, 3]
Et j'irais l'abuser d'une fausse promesse ! Je me parjurerais ! et par cette bassesse.... [RAC., Baj. II, 5]
Il n'y avait point de bassesses que les rois ne fissent pour obtenir le titre d'allié des Romains [MONTESQ., Rom. 6]
Abaissement, infériorité.
Ce n'est pas là ce que l'apôtre appelle la douceur du zèle et de la charité : c'est plutôt une bassesse de courage que rien ne réveille et n'élève [MASS., Conférences, Vices.]
En bonne part.
Si ce discours vous plaît et vous semble fort, sachez qu'il est fait par un homme qui s'est mis à genoux auparavant et après, pour prier cet être infini et sans parties, auquel il soumet tout le sien, de se soumettre aussi tout le vôtre, pour votre propre bien et pour sa gloire, et qu'ainsi la force s'accorde avec cette bassesse [PASC., dans COUSIN]
Rang peu élevé, obscurité de la naissance ou de la condition. Reprocher à quelqu'un la bassesse de sa naissance.
Ils ne cessaient de ravaler ce prince à cause de sa bassesse et de sa pauvreté [VAUGEL., Q. C. IV, 1]
Elle [Marie] se souvient que, tandis que le Seigneur néglige toutes les autres filles de Juda, il daigne jeter les yeux sur la bassesse de sa servante, la choisir et la combler de dons et de grâces [MASS., Avent, Concept. de la Vierge.]
Votre grand Marius naquit dans la bassesse [CORN., Sertor. II, 2]
Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer du néant ni de forcer la bassesse de notre nature [BOSSUET, Duch. d'Orl.]
Qualité du style bas, trivialité. Bassesse de style, de langage.
Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse [BOILEAU, Art poét. I]
Seuls dans leurs doctes vers ils pourront vous apprendre Par quel art sans bassesse un auteur peut descendre, Chanter Flore, les champs, Pomone, les vergers.... [ID., ib. II]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Ma substance est es basseces de terre [, Psautier, f° 168]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas. Basseur est, dans l'ancienne langue, beaucoup plus usité, surtout au XVIe siècle.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    BASSESSE.
    Ajoutez :
  • Fig.
    La bassesse des biens corporels [RACINE, Lexique, éd. P. Mesnard.]

bassesse

BASSESSE. n. f. Vice qui porte à des sentiments, à des actions, à des procédés indignes d'un honnête homme ou d'un homme de coeur. Bassesse d'âme. Bassesse de coeur. Bassesse de sentiments. Il s'est conduit avec bassesse. Louer avec bassesse. Il y a de la bassesse dans toutes ses actions.

Il se dit, par extension, des Sentiments, des actions mêmes qui marquent la bassesse d'âme. Ce serait une bassesse que de consentir à cela. Il a fait une bassesse, cent bassesses.

Il se dit encore d'une Trivialité ignoble, choquante. La bassesse d'une pensée, d'une expression. Celle bassesse de termes, de style contraste avec la dignité du sujet.

Il se dit aussi en parlant d'une Basse naissance, d'une condition très obscure. La bassesse de son extraction, de son origine. La bassesse de sa condition.

bassesse

Bassesse, f. pen. Baxeza Espagnol. Bassesserza.

bassesse


BASSESSE, s. f. [Bacèce, 2e è moy. et brèf.] Il ne se dit qu'au fig. On dit: la bassesse de la naissance, des sentimens, du style; faire des bassesses: mais on ne dit pas: la bassesse d'un arbre, d'une maison.
   ABAISSEMENT, Bassesse (synon.) Si on les aplique à l'âme, le 1er, est volontaire, le 2d., est forcé. — Pour la fortune et condition, abaissement n'en exprime que la diminution; bassesse en désigne l'état le plus vil et le plus éloigné de toute considération. Extr. de M. Beauzée. Voy. ABJECTION.

Synonymes et Contraires

bassesse

nom féminin bassesse
2.  Action déshonorante.
action d'éclat, haut fait.
Traductions

bassesse

התרפסות (נ), זלות (נ), נמיכות (נ), נקלות (נ), שפלות (נ ), נְמִיכוּת, הִתְרַפְּסוּת, שִׁפְלוּת

bassesse

fieco

bassesse

bassezza

bassesse

[bɑsɛs] nf
(= caractère) → baseness
(= acte) → base act