baveux, euse

BAVEUX, EUSE

(ba-veû, veû-z') adj.
Qui bave. Enfant baveux. Bouche baveuse.
Par extension. Omelette baveuse, omelette qui n'est pas trop cuite ; ainsi dite parce qu'une omelette se sert pliée en deux, et que l'intérieur, demeurant liquide si elle n'est pas trop cuite, s'échappe par les bords du cercle, comme la bave par les lèvres d'un enfant, Terme de médecine. Chairs baveuses, chairs d'une plaie qui fournissent un liquide séro-purulent, sont molles et offrent peu de tendance à la cicatrisation.
Du sang, de baveuses et livides chairs [J. J. ROUSS., Prom. 7]
En termes d'imprimerie, lettres baveuses, lettres qui manquent de netteté.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Il devient froit et sec, baveux et roupieux [J. DE MEUNG, Test. 181]
  • XVe s.
    Estoit ung enfant de fornication, emprunté en pechié aveucques ung bas homme, ung baveur [G. CHASTELAIN, Chr. III, ch. 205]
  • XVIe s.
    Les propos de tous ces beuveurs, Que vous avez, buffons, baveurs, Vous fontils frenatique ?... [MAROT, IV, 165]
    Les baveurs limaçons [YVER, p. 653]
    La chair qui s'engendre sur l'os carieux est baveuse [PARÉ, VIII, 22]

ÉTYMOLOGIE

  • Baver ; Berry, bavoux.