beaucéant et mieux bauçant

BEAUCÉANT et mieux BAUÇANT

(bô-sé-an et bô-san) s. m.
Nom de l'étendard des Templiers.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Un grand baucent [étendard] vermeil, qui sera au boust du mast en enseigne nuit et jour.... Cinq baucens batus à or pour les trois grans nefs le roy et pour deux galées [DU CANGE, baucens.]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. bausan. Bausan en provençal et en ancien français signifiait un cheval balzan, c'est-à-dire un cheval noir ayant des marques blanches au pied ; et en effet l'étendard des Templiers était mi-parti de noir et de blanc, ce qui lui avait fait attribuer le nom du balzan. On voit donc que la vraie orthographe et prononciation est bauçant ; beaucéant est une fausse assimilation comme si le mot était beau-séant, qui sied bien. On trouve, il est vrai, dans des textes anciens, l'orthographe bauceant, mais, comme alors la cédille manquait, l'e n'est là que pour indiquer la prononciation du c.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877