branlement

BRANLEMENT

(bran-le-man) s. m.
Mouvement de ce qui branle. Branlement de tête.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Les mouvemens du corps ou les doubteus branlemens des javeloz et des armes [BERCHEURE, f° 15]
  • XVIe s.
    Toute la noblesse qu'avoit avec lui le Prince, estant tombée malade du branslement, et non pas lui, ce ne furent que conseils tendans à esquiver ou le mal de mer, ou le peril du combat [D'AUB., Hist. II, 296]
    Si le branlement des dents vient par coups ou cheutes [PARÉ, XV, 27]
    Les Atheniens ne tiroient que dards, flesches et traicts, dont le branlement des vaisseaux tardoit et empeschoit le droit fil [AMYOT, Nicias, 45]

ÉTYMOLOGIE

  • Branler.

branlement

BRANLEMENT. n. m. Oscillation de ce qui est en branle. Branlement de tête. Le branlement d'une charrette.

branlement


BRANLEMENT, s. m. BRANLER, v. a. et neutre. [1re lon. 2e e muet au 1er; é fer. au 2d. Branleman, branlé.] Branlement, est le mouvement de ce qui branle. — Branler, c'est agiter, mouvoir, remuer, faire aler deçà et delà. Branler les jambes, les bras, la tête. = Il s'emploie aussi neutralement. "Ne branlez pas de-là: ces enfans n'oseroient branler devant leur père, etc. "Tout d'un coup on vit ce bataillon branler, et il ne tarda pas de se rompre, et les soldats de fuir.
   On dit, dans le style familier: Branler au manche. (Le Rich. Port. met, dans le manche, ce qui n'est pas si conforme à l'usage.) Être sur le point de changer, ou d' être renvoyé. — Tout ce qui branle ne tombe pas; ceux qui paraissent mal dans leurs afaires, ne sont pas toujours ruinés ou disgraciés. — Il n'oseroit branler devant cet homme: il n'ôse rien dire, ni rien faire qui puisse le choquer.