brassières

BRASSIÈRES

(bra-siê-r') s. f. plur.
Petite camisole qui sert à maintenir le corps des enfants ou des femmes.
Une autre [jeune personne] aurait paru effroyable en l'état où elle était ; car elle n'avait pour habillement qu'une méchante petite jupe avec des brassières de nuit qui étaient de simple futaine [MOL., Fourb. I, 2]
Fig. Directions par lesquelles on ôte à quelqu'un la liberté de sa propre conduite. Être en brassières, n'avoir pas la liberté de se conduire d'après sa volonté. Mettre, tenir en brassières.
M. de Couronges se désolait de la fermeté qu'il rencontrait sur beaucoup de points qui tenaient M. de Lorraine fort en brassières dans son état [SAINT-SIMON, 62, 37]
Afin que la difficulté de conserver ce qu'il [Louis XIV] aurait de plus le tînt toujours en brassières et ses successeurs après lui [ID., 77, 251]
Tel fut le désespoir que le roi et son ministre durent ressentir d'avoir donné de si fatales brassières à un prince [le duc d'Orléans] qui en avait si peu besoin [ID., 163, 147]
Bretelles d'un havre-sac de soldat, d'une hotte, d'un crochet de porte-faix.

REMARQUE

  • L'Académie n'admet ce mot qu'au pluriel ; mais il s'emploie souvent au singulier, comme caleçon, culotte, pantalon : une brassière d'enfant. Dans le second sens, les brassières étant doubles, on emploie légitimement le singulier quand on ne parle que de l'une d'elles : une des brassières de ma hotte a cassé.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    .... Et qu'il leur [il s'agit de dames] donneroit des brassieres de sainte Catherine [qu'il leur ferait revenir les charmes de leur jeunesse] [D'AUB., Conf. I, 7]

ÉTYMOLOGIE

  • Bras ; bourguig. braisseire.