breuvage

(Mot repris de breuvages)

breuvage

n.m. [ de l'anc. fr. boivre, boire ]
Litt. ou péjor. Boisson : « Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? » [La Fontaine]. Le matin elle avale un drôle de breuvage énergétique potion
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

breuvage

(bʀœvaʒ)
nom masculin
boisson spéciale préparer un nouveau breuvage
Kernerman English Multilingual Dictionary © 2006-2013 K Dictionaries Ltd.

BREUVAGE

(breu-va-j') s. m.
Liqueur à boire.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? [LA FONT., Fabl. I, 3]
C'est son breuvage le plus doux [RAC., Esth. III, 3]
Terme de vétérinaire. Potion médicinale pour les chevaux, les bœufs, etc.
Mélange égal d'eau et de vin donné à un équipage en sus de sa ration.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Onques Tristans, cil qui but le brevage, Plus loiaument n'aima sans repentir [, Couci, XI]
  • XIIIe s.
    Li rois ne se gardoit pas dou buverage que li traitour li avoient feit boire [, Chron. de Rains, p. 49]
    Mès se tu viaus [veux] bien eschever Qu'amors ne te puisse grever, Et veus garir de ceste rage, Ne pues boivre si bon bevrage Comme penser de le foïr [, la Rose, 4368]
    Le meilleur bevrage que il aient et le plus fort, c'est de lait de jument confist en herbes [JOINV., 264]
  • XVe s.
    Envie luy brassa telle breuvaige que elle fit controuver sur luy que il n'auroit pas bien parti [partagé] les despouilles [, Bouciq. IV, ch. 13]
    Uns medecins, qui bien savoit Quel maladie avoie [j'avais] el corps.... Avoit à mes gardes bien dit Qu'on ne laissast entours mon lit Nul buvrage, ne pot, ne voire [FROISS., Espin. amour.]
  • XVIe s.
    Bruvage [MAROT, IV, 247]
    À la fin il leur advint de gouster du vin qui premier leur fut apporté d'Italie, dont ilz trouverent le breuvage si bon, que.... [AMYOT, Cam. 23]
    Fault encore qu'il boyve d'un breuvage composé de vinaigre et de laict [ID., Artax. 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. beurage ; espagn. bebrage ; portug. beberagem ; ital. beveraggio ; de l'ancienne forme boivre ou bevre, avec le suffixe age : bevrage, et, par métathèse de l'r, brevage, breuvage.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

breuvage

BREUVAGE. n. m. Boisson. Breuvage agréable, délicieux. Breuvage salutaire. Composer un breuvage. Breuvage amer, empoisonné. Breuvage mortel. Les poètes ont dit que le nectar était le breuvage des dieux.

Il se dit particulièrement, en termes de Marine, d'un Mélange de vin et d'eau qu'on donne quelquefois en mer aux gens de l'équipage, indépendamment de la ration.

Il se dit aussi particulièrement, en termes d'Art vétérinaire, de Tout médicament liquide qu'on administre aux chevaux, aux boeufs, aux vaches, etc.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

breuvage


BREUVAGE, s. m. [Breu-vage; 3e e muet, tout bref.] Boisson, liqueur à boire. Les Poètes ont dit que le Nectar étoit le breuvage des Dieux; et delà vient cette expression proverbiale: C'est le breuvage des Dieux, en parlant d'un vin agréable à boire, d'une liqueur excellente.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

breuvage

brouwsel

breuvage

beverage

breuvage

brebaje

breuvage

beveraggio

breuvage

nápoj

breuvage

[bʀœvaʒ] nmbeverage, drink
Collins English/French Electronic Resource. © HarperCollins Publishers 2005