brout

BROUT

(brou) s. m.
Pousse des jeunes taillis au printemps.
Terme de vétérinaire. Mal de brout, maladie atteignant les animaux qui mangent le brout.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Li sainglers encraisse.... De nois, de glans et de favine, Le brost desdaigne et la racine [, Partonopex, 528]
  • XVe s.
    Si vient guerre, mort ou famine, Dont Dieu nous gard, quel train, quel mine Ferons nous pour gaigner le broust ? [VILLON, Baillev. et Malep.]
  • XVIe s.
    Ils estoient la plus part du temps sans manger un jour entier, et leurs chevaux sans manger autre chose que du broult [M. DU BELL., 424]
    Ceulx qui ne bougent d'alentour des tables plantureuses et friandes, qui ne cherchent que le broust, comme l'on dit [AMYOT, Comment disc. le flatt. 7]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourguig. brou, bourgeon ; provenç. brot, broto ; espagn. brote, brota. Il y a deux formes de ce mot : le provençal et espagnol sans s, et le français broust avec s. Le premier se rapporte à l'ancien haut-allemand, broz, bourgeon ; le second à l'ancien saxon, brustian, bourgeonner.

brout

BROUT. n. m. Pousse des jeunes taillis au printemps. Les cerfs aiment le brout.

brout


BROUT, s. m. Le Rich. Port. met brou ou brout; l'Acad. ne met que le second; Trév. renvoie de brou à brout. 1°. Ce que le bois des jeunes taillis commence à pousser au printemps. — 2°. L'écale verte des noix. "Le brout des noix sert à divers usages: "Des noix confites avec leur brout.

Traductions

brout

Baumtrieb

brout

brota, brote