calomniateur, trice

CALOMNIATEUR, TRICE

(ka-lo-mni-a-teur, tri-s') s. m. et f.
Celui, celle qui calomnie. On le traita de lâche calomniateur. C'est une calomniatrice.
Nous ne sommes qu'un sang, et ce sang dans mon cœur A peine à le passer pour calomniateur [CORN., Nicom. III, 8]
Meurtrier d'un vieillard et calomniateur [VOLT., Cat. IV, 4]
Adjectivement.
Vous faites autant d'honneur aux belles-lettres que tous ces écrivains mercenaires et calomniateurs y jettent de honte et d'opprobre [VOLT., Lett. Laus de Boissi, 6 avril 1773]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et Dieux humiliera le chalongeor [, Psautier, f° 84]
  • XVIe s.
    Car mesme la nation des sycophantes, c'est à dire des calomniateurs, est de la confrairie des curieux, toutefois encore ces calomniateurs là recherchent s'il y a aucun qui ait commis ou voulu commettre quelque malefice.... [AMYOT, de la Curiosité, 28]
    Si par ces termes entendez les calumniateurs de mes escripts [RABEL., Pant. Ancien prologue du IVe livre]

ÉTYMOLOGIE

  • Calumniator, de calumnia, calomnie. Dans l'ancien français, chalengere au nominatif, de calumniátor ; chalengeor au régime, de calumniatórem. Chalengere, chalengeor avaient plus particulièrement le sens de celui qui appelle en justice, qui provoque au combat.