caton

(Mot repris de catons)

CATON1

(ka-ton) s. m.
Homme d'une vertu rigide ou qui en affecte les airs.
M. Bignon, avocat général, et le Caton de son temps [RETZ, IV, 185]
Il [Montrésor] avait la mine d'un Caton, mais il n'en avait le jeu [RETZ, dans LEROUX DE LINCY, Proverbes, t. II, p. 31]
Tu fais ici le Caton de Normandie [HAMILT., Gram. 6]
S'étant retiré de certaines parties trop gaillardes, sans faire le Caton, sans se faire haïr [SÉV., 496]
Vous êtes le seul sage et le seul éclairé, Un oracle, un Caton, dans le siècle où nous sommes [MOL., Tart. I, 6]
Oui, devant ce Caton de basse Normandie, Ce soleil d'équité qui n'est jamais terni [RAC., Plaid. III, 3]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Aussi appelloit on communement, par maniere de mocquerie, Catons, ceulx que l'on voyoit graves et severes en paroles et en faict desordonnez et vicieux [AMYOT, C. d'Utiq. 30]

ÉTYMOLOGIE

  • Cato, nom du célèbre Romain qui se donna la mort à Utique. Ce mot vient de catus, au propre, aigu ; au figuré, avisé, fin, habile.

CATON2

(ka-ton) s. m.
Tringle de fer qu'on forge à bras pour la passer à la filière.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

caton

CATON. s. m. Nom d'un Romain célèbre par l'austérité de ses moeurs. On l'emploie, figurément et familièrement, en parlant d'Un homme très-sage, ou qui affecte de l'être. C'est un Caton. Il fait le Caton.

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835

caton


CATON, s. m. C'est le nom de deux fameux Romains. On le dit, familièrement, d'un homme sage, ou qui afecte de l' être: "C'est un Caton; il fait le Caton.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

caton

Cato

caton

Cato