cense

(Mot repris de censes)

CENSE

(san-s') s. f.
Nom qu'on donne aux métairies, dans certaines parties de la France et de la Belgique.
Le roi à la tête de son armée couvrait Monsieur, qui assiégeait Bouchain, et s'avança jusqu'à la cense d'Hurtebise [SAINT-SIMON, 112, 218]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Comme d'avoir bruslé maintz beaulx villages et maintes belles censes [COMM., V, 14]
    Et descendit le roy en une cense ou metairie [ID., VIII, 6]
  • XVIe s.
    Un petit village ou plustost cense, appellée la Catelle [M. DU BELLAY, 387]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, seins, s. f. provenç. sensa ; du bas-latin censa, fermage, cens, qui est devenu ensuite le nom de la ferme même ; de census, cens.

censé

CENSÉ, ÉE. adj. Qui est supposé, réputé. Celui qui est trouvé avec les coupables est censé complice. Une loi est censée abolie par le non-usage.

cense

Cense, ferme ou metairie, Colonia, Villa.

cense


CENSE, s. f. C'est un mot de certaines Provinces, comme la Picardie, le Hainaut, la Flandre, la Bourgogne. Métairie, ferme.

censé


CENSÉ, ÉE, adj. [Sansé, sé-e; 1re lon. 2e é ferm. long au 2d.] Réputé. "Il est censé présent. "Celui, qui est trouvé avec les coupables est censé complice: "Une loi est censée abolie par le non-usage.