compassionner

COMPASSIONNER (SE)

(kon-pa-sio-né) v. réfl.
Avoir compassion.

REMARQUE

  • Ce mot est formé comme affectionner l'est d'affection, et n'a contre lui que d'être peu usité.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Devant la trinité estoit la passion, c'est à sçavoir comment nostre seigneur fut prins, battu, mis en croix, et Judas qui s'estoit pendu ; et ne parloient riens ceux qui ce faisoient, mais le monstrerent par jeu de mysteres, et furent les manieres bonnes et bien jouées et vivement compassionnées et moult piteuses [MONSTRELET, t. II, p. 147, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Je me compassionne fort des affections d'aultruy [MONT., II, 127]
    Il semble que l'université des choses soit compassionnée à nostre estat [ID., II, 380]
    Quant à moi, n'estant moins compassionné de ceste mort [, l'Amant ressuscité, p. 538, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Compassion.