confesseur

confesseur

n.m.
1. Prêtre qui confesse.
2. Personne à qui l'on se confie volontiers confident

CONFESSEUR

(kon-fè-seur) s. m.
Dans la primitive Église celui qui, durant la persécution, avait confessé le nom de Jésus-Christ jusqu'à subir le martyre, mais sans en mourir. Ce n'est pas un martyr, c'est un confesseur.
Ce courageux confesseur de Jésus-Christ adressa à l'empereur un livre dont le titre.... [BOSSUET, Variat. Avert. V, § 18]
Prêtre à qui l'on se confesse.
Comme à mon confesseur, vous ouvrant ma pensée [RÉGNIER, Sat. VII]
Le récit de ses fautes est pénible ; on veut les couvrir et charger quelque antre ; c'est ce qui donne le pas au directeur sur le confesseur [LA BRUY., XI]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Ici endroit gist un cors saint, Qui est el ciel avec les sains, Bon martirs et bon confessors ; Ci illeques en gist le cors [, Ren. 4779]
  • XVIe s.
    Et certes ils ne se pouvoyent confesser, veu qu'il n'y avoit lors ne confesseurs, ne confession mesme [CALVIN, Instit. 501]
    L'aultre respondit à son confesseur qui lui promettoit qu'il souperoit ce jour-là avecques nostre seigneur : allez vous y en ; car, de ma part, je jeusne [MONT., I, 296]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. confessor ; espagn. confesor ; ital. confessore ; du latin confessorem (voy. CONFESSER).

confesseur

CONFESSEUR. n. m. Celui qui, dans la primitive Église, avait confessé la foi de JÉSUS- CHRIST, jusqu'à souffrir des tourments, mais sans mourir. La fête d'un confesseur. Ce n'est pas un martyr, c'est un confesseur. On dit également Les confesseurs de la foi.

Il se dit aussi du Prêtre qui a pouvoir d'ouïr en confession. Sévère confesseur. Confesseur doux, indulgent. Un tel est son confesseur. Le confesseur d'une communauté de religieuses. Dire ses péchés à son confesseur. Le confesseur lui a imposé telle pénitence.

confesseur

Confesseur, Confessionarius, Confessionis auditor vel exceptor, Auscultator expiatorius, A confessionibus. B.

confesseur


CONFESSEUR, s. m. CONFESSION, s. f. CONFESSIONAL, s. m. [Konfé-ceur, cion, (en vers, ci-on,) cio-nal; 1re lon. 2e è moy. Plur. Confessionaux (cionô); dern. lon.] I. Confesseur, est le Prêtre qui confesse, qui a les pouvoirs d'ouïr les Fidèles en Confession. = 2°. Dans la primitive Église, on le disait des Martyrs: Confesseur de la Foi, ou simplement, Confesseur. Le saint, le généreux Confesseur. Dans le Rit du Bréviaire Romain, on apèle de ce nom un Saint qui n'a été ni Apôtre, ni Martyr. Confesseur-Pontife, et Confesseur non Pontife. On dit, dans les Litanies de la Ste Vierge, Reine des Martyrs, Reine des Confesseurs, Reine des Vierges, etc.
   II. CONFESSION~, est, 1°. l' aveu, la déclaration qu'on fait de quelque chôse. Vous demeurez d'acord, par votre propre confession, que... La confession d' un criminel, est ce qu'il confesse devant le Juge. = 2°. Confession de Foi, déclaration, ou exposition de bouche, ou par écrit, de la Foi qu'on professe. — Quelquefois on dit, Confession, tout seul: la Confession d'Ausbourg, la Confession des Églises Réformées. = 3°. Confession sacramentelle, déclaration de ses péchés à un Prêtre. "Faire sa Confession au Prêtre, à un Prêtre. Faire une bonne Confession, une Confession générale, une Confession mauvaise, nulle, sacrilège, etc. etc. = On dit familièrement, confier quelque chôse à quelqu'un sous le sceau, ou, sous le secret de la Confession (le 1er est le meilleur), à condition qu'on en gardera le secret inviolablement.
   III. CONFESSIONAL, siège de menuiserie, où se met le Prêtre, pour entendre les Confessions: On a fait plusieurs Confessionaux dans cette Église: Il est au Confessional; il sort du Confessional. — En Provence et âilleurs, le peuple dit, la Confesse, pour dire, le Confessional. Voy. CONFESSE.

Traductions

confesseur

confessor

confesseur

Beichtvater

confesseur

confesor

confesseur

confessore

confesseur

Confessor

confesseur

[kɔ̃fesœʀ] nmconfessor