confirmé, ée

CONFIRMÉ, ÉE

(kon-fir-mé, mée) part. passé.
Rendu sûr, certain, en parlant des choses.
Ce billet confirmé par votre témoignage [CORN., Héracl. II, 8]
Sa gloire est confirmée et ses honneurs accrus [MAIR., Mariane, I, 6]
Si mon intégrité vous était confirmée [MOL., l'Étourdi, I, 9]
Ma honte est confirmée [RAC., Andr. IV, 3]
Lorsque ta raison par l'âge confirmée.... [VOLT., Zaïre, I, 1]
L'autorité fatale est trop bien confirmée [ID., Guèbr. I, 1]
Un bruit trop confirmé se répand sur la terre [ID., Mort de Cés. I, 3]
Il n'y a point de probité assez confirmée, pour qu'on puisse sans incertitude l'exposer au passage de la ligne [la mettre dans les affaires des colonies, de l'Inde, etc.] [RAYNAL, Hist. phil. IV, 23]
Devenu assuré, en parlant des personnes. Confirmé dans ses espérances.
Des athées confirmés dans leurs désordres [BOURD., Car. I, Religion chrétienne, 285]
Ils vont loin, confirmés par le succès [LA BRUY., I]
Qui a reçu le sacrement de confirmation. Confirmé par l'évêque. Chrétien confirmé en grâce, c'est-à-dire d'une vertu si épurée que Dieu est comme obligé de l'assister toujours de ses grâces.