confraternité

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confraternité

n.f.
Liens de solidarité entre confrères.
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

CONFRATERNITÉ

(kon-fra-tèr-ni-té) s. f.
Relations amicales entre les membres d'un même corps.
La nouvelle manière de faire la guerre contribua à abolir ce qu'on appelait la chevalerie, espèce de dignité et de confraternité [VOLT., Mœurs, 97]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Comme plusieurs personnes meues de devocion et autrement, pour le remede de leurs ames, aient donné et laissé ça en arrieres plusieurs choses es biens aux chappellains de la compaignie et confraternité de l'eglise de Laon [, Ordonn. des rois de Fr. t. V, p. 271]
  • XVe s.
    Confraternité de la jarretiere [ordre de chevalerie] [FROISS., liv. I, p. 414, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Com, et fraternité ; provenç. confraternitat ; espagn. confraternidad ; ital. confraternità.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

confraternité

CONFRATERNITÉ. n. f. Relations et sentiments qui existent entre confrères. Confraternité littéraire.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

confraternité


CONFRATERNITÉ, s. f. CONFRèRE, s. m. CONFRÉRIE, s. f. [2e è moy. et long. au 2d, é fer. au 3e, dont la 3e est longue. — Richelet écrit Confrairie ou Confrérie. Le dernier a prévalu. Le Dict. d'Ortogr. préfère le premier, parce que ce mot ne tire pas son origine de Confrère, mais de frairie. Et l'opinion et la raison qui l'apuie, sont peu solides.] Confrères sont ceux qui sont d'une même compagnie. Confraternité exprime cette relation entre confrères, cette qualité de confrère; et Confrèrie, la Compagnie des Confrères. C'est mon Confrère: nous sommes Confrères; de la même Confrérie. Je vous le pardone en considération de la confraternité.
   Rem. 1°. Confrère se dit particulièrement des persones associées pour quelque oeuvre de piété. On le dit aussi des persones d'un même corps. Les membres du Parlement, les Religieux et membres de quelques Congrégations de Prêtres séculiers, se traitent de Confrères. Confraternité se dit dans les deux sens. Confrérie ne se dit que dans le premier.
   2°. Confrère, Collègue, Associé. (Synon.) Les Confrères sont les membres d'un même corps, soit religieux, soit politique: Les Collègues travaillent à la même opération, soit volontairement, soit par quelque ordre supérieur: les Associés ont un objet commun d'intérêt. — Le fondement nécessaire de l'union entre des Confrères, c'est l'estime réciproque; entre des Collègues, c'est l'intelligence; entre des Associés, c'est l'équité. Beauzée. — Les Religieux ont des Confrères; les Consuls, Commissaires, Professeurs, etc. ont des Collègues; les Marchands ont des Associés, etc.
   3°. Confrère et Confrérie ne peuvent se dire des Anciens qu'en badinant. Ils ne paraissent point à leur place dans les Histoires des Grecs et des Romains. "Il exhorta les Athéniens à avoir compassion de leurs Confrères. ROLLIN. Concitoyens était là le terme propre. "Quand, en qualité de Sénateur, Catilina voulut prendre sa place, tous ses Confrères s'éloignèrent de lui. Vertot. J'aurais mieux aimé répéter le mot, Sénateurs. — Rousseau, dans le style marotique et demi burlesque, a pu dire:
   Du vieux Zenon l'antique Confrérie
   Disoit tout vice être issu d'ânerie.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

confraternité

אחווה (נ), חברתיות (נ), עמיתות (נ)