connil ou connin

CONNIL ou CONNIN

(ko-nil ou ko-nin) s. m.
Vieux nom du lapin.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Connins i avoit qui issoient Toute jor hors de lor tesnieres [, la Rose, 1386]
  • XVe s.
    Et dedans la ramée grand foison de lievres, de connils et d'oisillons qui voloient hors et y revoloient à sauf garant [FROISS., III, IV, 1]
    Courre les daims et les connins aller [E. DESCHAMPS, Le bois de Vincennes.]
    Mon chier cousin, de bon cueur vous mercie, Des blancs connins que vous m'avez donnez [CH. D'ORL., Bal. 125]
  • XVIe s.
    Ulcere cuniculeuse, ainsi dite, à cause qu'il y a plusieurs creux et cavités comme aux clapiers des connins [PARÉ, Introd. 21]
    Toutes especes de volailles, de connils, de bestes rousses, de poissons [O. DE SERRES, 345]
    Les connins du tout sauvages sont les meilleurs ; les pires sont ceux de clappier ; les moiens sont ceux de garene [ID., 407]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. conil ; espagn. conejo ; portug. coelho ; ital. coneglio ; du latin cuniculus, mot espagnol d'après les auteurs anciens. Le français avoit le verbe coniller pour dire : user de fuites, de subterfuges, se tapir.