connu, ue

CONNU, UE

(ko-nu, nue) part. passé de connaître
Il est connu de tout le monde. Il est fort connu à Paris.
Ceux [les principes] de l'esprit sont des vérités naturelles et connues à tout le monde [PASC., Pens. part. I, art. 3]
Aussi ce n'est pas la nature de ces choses que je dis qui est connue à tous [ID., ib. art. 2]
Il [Arnauld] vécut jusqu'en 1694, dans une retraite ignorée du monde, et connue à ses seuls amis [VOLT., Louis XIV, 37]
Aristote, par un travail qui, aujourd'hui méprisé, n'en est pas moins un des plus beaux efforts de l'esprit humain, Aristote sut porter l'analyse à sa perfection, en examinant la manière dont notre esprit passe d'une vérité connue à une inconnue [TURGOT, Ébauche du 2e discours, Progrès de l'esp. hum. p. 276]
Absolument, célèbre. C'est un homme très connu. Familièrement. Ni vu, ni connu, c'est-à-dire on ne sait absolument ce qui en est. Connu ! est aussi une sorte d'exclamation familière par laquelle on interrompt celui qui vous raconte une bourde, etc. On dit aussi de même : c'est connu, c'est-à-dire le moyen est usé, on n'y croit plus.
S. m. Ce qui est connu. Passer du connu à l'inconnu.