converse


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CONVERSE

(kon-vèr-s') adj. f.
Terme de logique. Proposition converse, proposition sur laquelle on opère la conversion, c'est-à-dire dont on change l'attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu'elle cesse d'être vraie. Nulle pierre n'est homme devient ainsi : Nul homme n'est pierre. La première de ces deux propositions est la converse. Substantivement. Une converse.
En un autre sens, en dehors du langage technique, la proposition qui résulte de la conversion.
Cette proposition a sa converse [BOULAINVILLIERS, Réfut. de Spinoza, p. 266]
Les grands hommes sont mes rois ; mais la converse n'a pas lieu ici ; les rois ne sont pas mes grands hommes [VOLT., Lett. à Maupertuis, 1740]
Proposition converse se dit aussi en géométrie.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Estre humble sans clergie vaut mieux que la converse ; Car quant li uns se drece, li autres tumbe et verse [J. DE MEUNG, Test. 1041]
  • XIVe s.
    Et pour ce fist bien Platon d'enquerir de ces choses, assavoir mon laquelle voye est à tenir ou des principes aux effects, ou la voye converse [ORESME, Eth. V]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. conversa, rebours, contraire ; du latin conversus, retourné (voy. CONVERTIR).

converse

CONVERSE. adj. et s. f. T. de Logique. On dit qu'Une proposition est converse, est la converse d'une autre, lorsque de l'attribut de la première on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première, l'attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d'être vraie. Cette proposition, Tout ce qui est matière est impénétrable, est converse, est la converse de celle-ci, Tout ce qui est impénétrable est matière.