corme

CORME

(kor-m') s. f.
Fruit du cormier.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Le moyne estoit soubçonné qu'il avoit joué la fourbe à monsieur le duc de Guyenne et baillé la corme verte [le poison], et qu'iceluy moine fut cause de le mettre hors de la terre des vivans [, Cabinet du roi Louis XI, à la suite du COMINES, t. IV, p. 218, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Coings, cormes, nefles et cornoille [PARÉ, XVIII, 66]
    Subit la langue et le gosier leur deviennent si aspres que s'ils avoient pris du jus de cormes vertes [PARÉ, XXIII, 46]
    Des pepins de cormes ou sorbes [O. DE SERRES, 633]
    Les cormes sont aussi appellées sorbes, du mot latin sorbus, et leur arbre sorbier. Le cormier ou sorbier sera planté en mesme lieu, sous mesme aer que le pommier. - Il y a cormier masle, et cormier femelle ; cestui-ci est seul fertile [O. DE SERRES, 693]
    Et le pavot qui les hommes endort, Et la cormeille au dur noyau de pierre, La corme aussi qui le ventre resserre [RONS., 942]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, corbe ; du latin cornum, corme.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

corme

CORME. n. f. Fruit acide en forme de petite poire, qui croît sur le cormier ou sorbier domestique. On l'appelle aussi SORBE.
Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

corme

Corme, Sorbum.

Cormes aigres, Sorba acria.

Jean Nicot's Thresor de la langue française © 1606

corme


CORME, ou SORBE, s. m. CORMIER, s. m. [2e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Le corme est un fruit très-acide, en forme de petite poire. Cormier, est le nom de l'arbre qui porte des cormes.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

corme

sorba