couché, ée

COUCHÉ, ÉE

(kou-ché, chée) part. passé.
Étendu sur un lit. Les gens de la maison couchés et endormis.
Presque tous les hommes, quoique couchés sur des fleurs, ne sauraient dormir, s'il y en a une seule feuille pliée en deux [FONTEN., Dial. des morts, Milon et Smyndiride.]
Par extension, étendu sur le sol ou sur quoi que ce soit.
Il approche du roi couché sur la poussière [RAC., Théb. V, 3]
Dans ses propres États privé de sépulture, Ou couché sans honneur dans une foule obscure [ID., Mithr. I, 3]
Le comédien couché dans son carrosse jette de la boue au visage de Corneille qui est à pied [LA BRUY., XII]
Quoi mortes ! quoi, déjà sous la pierre couchées ! Quoi ! tant d'êtres charmants sans regards et sans voix ! [V. HUGO, Orientales, 33]
Terme de blason. Pièce couchée, pièce dont la face regarde le côté droit de l'écu. Terme de botanique. Plante couchée, plante qui étale ses rameaux sur la terre, sans que ceux-ci y envoient des racines.
À soleil couché, un peu après que le soleil est couché. Avant soleil couché. Après soleil couché.
Rédigé.
Il y eut une proposition couchée en ces termes [BOSSUET, Var. 1]
Cette condition est couchée en termes formels dans le prophète Isaïe.... [ID., Paix, 2]
Voici comment il [ce compromis] est couché dans es Écritures [ID., Satisf. 1]
Ces cinq articles ainsi abrégés et couchés en règles générales, sont, je ne l'ignore pas, sujets à mille difficultés [J. J. ROUSS., Paix perpét.]
Inscrit.
Elle se trouvait encore couchée sur l'état des dépenses [HAMILT., Gramm. 7]
N'étant pas couché sur l'état de sa maison, je n'eus rien [J. J. ROUSS., Conf. II]
Vous êtes couché sur l'état en qualité d'ingénieur des troupes de débarquement [ID., Hél. III, 25]
.... J'aurais regret d'être obligé d'écrire, Et de vous voir couché dans mon procès-verbal [MOL., Tart. V, 4]

PROVERBE

    On est plus couché que debout, c'est-à-dire la vie est bien courte à l'égard de l'éternité.