coupe


Recherches associées à coupe: Coupe du monde

1. coupe

n.f. [ lat. cuppa, grand vase en bois, tonneau ]
1. Verre à boire, plus large que profond ; son contenu : Une coupe à champagne. Vous reprendrez bien une coupe ?
2. Récipient avec ou sans pied, large et peu profond : Mettez les fruits dans une coupe.
3. Trophée attribué au vainqueur ou à l'équipe victorieuse d'une épreuve sportive ; la compétition elle-même : Match de Coupe de France de football. La Coupe Davis.

2. coupe

n.f. [ de couper ]
1. Action ou manière de couper qqch ; ce qui a été coupé : Se faire faire une coupe de cheveux. Une coupe de bois.
2. Action, art de tailler des vêtements dans une pièce de tissu ; manière dont un vêtement est coupé : Apprendre la coupe et la couture. Un manteau d'une bonne coupe.
3. Représentation graphique selon une section verticale : L'article est illustré par une vue en coupe du sous-marin.
4. Pause, arrêt dans une phrase, un vers césure
5. Action de séparer un jeu de cartes en deux paquets.
6. Dans une forêt, étendue de bois à abattre ou abattu.
Coupe claire,
dans une forêt, coupe éliminant de nombreux arbres ; fig., réduction importante d'un budget, d'un effectif.
Coupe sombre,
dans une forêt, coupe éliminant un petit nombre d'arbres ; fig., suppression d'une partie importante d'un ensemble (emploi critiqué) : Faire une coupe sombre dans un budget.
Être, tomber sous la coupe de qqn,
être, passer sous sa totale dépendance.

COUPE1

(kou-p') s. f.
Action de couper. La coupe d'un taillis. La coupe des foins se fait en juin. La coupe des cheveux, La coupe du gâteau qu'on fait pour le jour des Rois.
Rien n'est plus efficace pour redresser les arbres et pour leur donner une tige droite et nette, que la coupe faite au pied [BUFF., Exp. sur les végét. 2e mém.]
Cette association puissante a tourné ses vues vers la coupe du bois, vers la multiplication des troupeaux, vers le coton et le cacao, mais principalement vers le tabac [RAYNAL, Hist. Phil. XIII, 12]
Vers le temps de la coupe des blés, on entendait au lever de l'aurore les petites sonneries de nos hameaux [CHATEAUB., Génie, IV, I, 1]
Faire des coupes dans une substance, la couper en différents sens pour en examiner la structure.
Il faisait d'une partie qu'il examinait toutes les coupes différentes qu'il pouvait imaginer, pour la voir de tous sens [FONTEN., Du Verney.]
Coupe, chaque tonsure qu'on donne aux étoffes de laine. Partie abattue d'une masse d'ardoise. Terme de menuiserie. Coupes carrées, celles qui se font dans une pièce de bois perpendiculairement à sa longueur.
Coupe de bois, étendue de forêt abattue ou à abattre. Les coupes réglées sont les aménagements suivant lesquels on coupe chaque année une portion de bois déterminée.
On a des bois en coupe réglée autant qu'on en peut consommer [J. J. ROUSS., Hél. V, 2]
Le fripon qui me vola la moitié d'une coupe de bois, obtient de l'équité des juges un encouragement de 800 francs [P. L. COUR., I, 148]
Coupe sombre ou d'ensemencement, opération qui consiste à enlever, dans un massif, une partie des arbres qui le composent, de manière à permettre à ceux qu'on laisse sur pied d'ensemencer ce sol au moyen des graines qu'ils produisent et qui se disséminent naturellement. Coupe claire, opération qui consiste à abattre une partie des arbres précédemment conservés afin d'habituer peu à peu le jeune recru à la lumière. Coupe définitive, opération qui consiste en l'extraction des derniers arbres laissés sur pied, quand la nouvelle forêt est assez vigoureuse pour n'avoir plus rien à redouter des influences atmosphériques. Coupe de nettoiement, opération qui consiste à enlever les pieds nuisibles, parasites, rachitiques. Coupe à tire et à aire, celle qui se fait sans rien laisser [en tirant, ôtant ce qui est sur l'aire, sur l'emplacement]. Fig. Coupe réglée, prélèvement qui se répète régulièrement. Sous le premier empire la population de la France était mise en coupe réglée par la conscription. Mettre quelqu'un en coupe réglée, imposer à quelqu'un, d'une façon régulière, des privations, des sacrifices d'argent.
Endroit où une chose a été coupée. Ce drap est beau à la coupe. La coupe d'un tronc d'arbre. À la coupe, loc. adv. À la condition de couper pour essayer. Acheter un melon à la coupe. On n'a reconnu qu'à la coupe la fausseté de cette pièce de monnaie.
Terme d'architecture. Plan qu'on suppose couper l'intérieur d'une construction, pour en montrer les dimensions relatives et les détails intérieurs. Coupe perpendiculaire. Fausse coupe, assemblage qui se trace avec la sauterelle, sans le secours de l'équerre, ni de l'onglet. Fausse coupe, direction d'un joint de tête oblique à la douelle d'une voûte.
L'art de tailler les pierres. La coupe des pierres est un art particulier.
M. Desargues, qui était du petit nombre de mathématiciens de Paris, et M. Bosse, fameux graveur, avaient fait une première partie d'un traité de la coupe des pierres, matière alors toute neuve [FONTEN., Lahire.]
Action de couper le verre avec le diamant.
Manière dont la coupe est pratiquée, disposition qui en résulte. La coupe de ce cintre est élégante et hardie. La coupe d'un habit. Par extension.
Coupe de corps [du cygne] élégante, formes arrondies, gracieux contours [BUFF., Cygne.]
Dans sa coupe légère, avec solidité, Il réunit la force à la rapidité [DELILLE, Imagin. V]
On dit dans le même sens : la coupe du visage ; une coupe gracieuse du visage. Terme de marine. Fausse coupe, coupe manquée d'une pièce de bois ou d'une voile.
Manière de découper les étoffes, les cuirs. On vante cet ouvrier pour l'habileté de sa coupe. Terme de marine. Maître de coupe, celui qui coupe les manœuvres d'un bâtiment. Coupe des voiles, action, art de les tailler.
Fig. Division, distribution. La coupe d'un poëme, d'un ouvrage. Arrangement des repos dans le vers, dans la phrase. La coupe d'un vers, d'une phrase. Les coupes du style.
Un écrivain, qui a de l'oreille et assez d'art pour donner à son style le mouvement de la pensée ou du sentiment qu'il exprime, saura bien varier encore la coupe et le rhythme du vers [MARMONT., Élém. litt. Œuvres, t. X, p. 472, dans POUGENS]
Terme de jeu de cartes. Séparation qu'on fait en deux parties du jeu de cartes qu'un joueur a mêlé. Faire sauter la coupe, rétablir avec dextérité les deux paquets comme ils étaient avant d'avoir fait couper. Fig. Cet homme est heureux à la coupe, manière adoucie de dire qu'un homme triche au jeu. Être sous la coupe de quelqu'un, être le premier en carte, le premier après la coupe. Les joueurs ont souvent cette superstitieuse croyance qu'il y a des gens qui ont une coupe malheureuse, et ils ne veulent point être sous leur coupe. Fig. Être sous la coupe de quelqu'un, être dans sa dépendance, être exposé à son ressentiment.
Chamillart et Tessé ne purent se résoudre à retomber une autre fois sous sa coupe [de Catinat], quelque généreux et chrétien qu'il se fût montré alors [SAINT-SIMON, 180, 2]
Un étranger qui n'a rien en France et peu sous une coupe étrangère et souvent ennemie n'était pas un parti aisé à établir [ID., 76, 247]
Terme de gravure. Action et manière d'entamer la planche avec le burin.
10° Terme de verrier. Quantité de verre en fusion que l'on prend pour faire une glace soufflée.
11° Terme de maçonnerie. Espèce de petit canal qui, placé sous les appuis de croisée, sert à l'écoulement des eaux.
12° Manière de nager, qui, consistant à porter, alternativement et avec force, chaque bras en avant et à le ramener le long du corps, d'avant en arrière, coupe l'eau rapidement. Nager à la coupe. Faire la coupe.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Se les coustumiers abatent hois et ne font bien la coppe [, Ordonnances des rois, t. VII, p. 776]
  • XVe s.
    De telle façon que la chemise paroissoit, et estoient ces coupes [manches découpées] touttes attachées avec un grand ruban [GODEFROY, Observ. sur Charles VIII, p. 710, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    La garenne sera complantée de plusieurs especes d'arbres de coupe [O. DE SERRES, 410]
    Vendre à la coupe [OUDIN, Dict.]
    Le vers françois lié et enchainé est contraint de se rendre en ceste estroite prison de rithme sous la garde le plus souvent d'une couppe feminine, facheux et rude geolier et incogneu des autres vulgaires [DUBELLAY, p. 31, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. COUPER.

COUPE2

(kou-p') s. f.
Vase à boire, ordinairement plus large que profond.
C'est de ma main qu'il prend et l'encens et la coupe [CORN., Cinna, I, 3]
Recevez de ma main la coupe nuptiale [ID., Rodog. V, 3]
César prend le premier une coupe à la main [RAC., Brit. V, 5]
Hérodote parle de six coupes d'or qui pesaient trente talents, ce qui montait à près d'un million [ROLLIN, Hist. anc. t. II, p. 110, dans POUGENS]
La céleste troupe Dans ce jus vanté Boit à à pleine coupe L'immortalité [J. B. ROUSS., Cantate 9]
Après avoir distribué des coupes aux convives et fait des libations, on apportait le premier service qui commençait ordinairement par des œufs frais, et on finissait le second par des fruits, d'où est venue l'expression ab ovo usque ad mala, pour dire du commencement à la fin [CONDILLAC, Hist. anc. XI, 3]
La coupe aux larges bords est vide en un moment [DELILLE, Énéide, I]
Tu peux jeter ta coupe, orgueilleux Diogène, Et boire dans tes mains ; moi je garde la mienne [DELILLE, Imagin. VI]
Il se dit surtout en poésie.
Fig.
Et d'enfants à sa table une riante troupe Semble boire avec lui la joie à pleine coupe [RAC., Esth. II, 9]
Vous versez sur nos villes et sur nos provinces la coupe de vos fureurs [MASS., Avent, Dispos. à la comm.]
Il a versé sur nous la coupe de sa fureur [ID., Car. Mot. de conv.]
La bouche du jeune convive [l'enfant qui n'a point encore de dents] n'est point armée, de peur de blesser la coupe du banquet maternel [le sein, le mamelon] [CHATEAUB., Génie, I, VI, 5]
Tous les hôtes qui ont bu avec moi la coupe de la joie [ID., Mart. II, 289]
Chez l'étranger la mort l'atteint ; Qu'il dut trouver sa coupe amère ! [BÉRANG., Convoi de David.]
Boire la coupe jusqu'à la lie, souffrir une humiliation, une infortune complète.
La partie de la communion de l'Eucharistie qui se fait avec le vin qu'on met dans la coupe. Le concile de Constance a retranché la coupe aux laïques qui en avaient autrefois l'usage.
Le commandement pour tous les fidèles de participer à la coupe [BOSSUET, Comm.]
Quant au désir qu'il a du rétablissement de la coupe [ID., Déclar.]
Terme d'architecture. Coupe de fontaine, petit bassin en marbre ou en pierre, recevant l'eau du jet. Partie concave d'une voûte ronde, qui se nomme autrement coupole, d'après les Italiens. Donner plus ou moins de coupe aux joints des voussoirs d'un arc, en rendre l'inclinaison plus ou moins forte.
Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère austral.
La fausse coupe, certaine partie d'un calice.
Les calices seront marqués et contre-marqués au bouge, fausse coupe et couvercle, [, Règlem. orfévr. 30 déc. 1679]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Lores pristrent la lance e la cupe ki fud al chief Saül ; si s'en alerent [, Rois, 104]
  • XIIIe s.
    Li bacin sont andui d'or fin ; Em pior [pire] coupe met on vin [, Partonop. V. 975]
    Li coupiers ert ciers et vaillans, D'escarboucles resplendissans [, Fl. et Bl. 91]
    Et li rois Uters avoit devant lui une moult bele coppe d'or [, Merlin, 58, verso]
  • XIVe s.
    Lors lui ala de vin si largement verser Que la coupe convint par dessus suronder [, Guesclin. 153, 174]
    Une couppe d'argent doré à porter le corps nostre Seigneur [DU CANGE, coppa.]
    Une coupe couverte, dorée et esmaillée, et au fonds de ladicte coupe a une ymage de saint Martin [DE LABORDE, Émaux, p. 230]
    Une autre couppe où il a par dedans une fleur de lys enlevée, et est le couvescle semé d'esmaulx à un clocher par-dessus [ID., ib.]
  • XVe s.
    Le suppliant ala acheter une cope [sorte de mesure] de sel pour saler le potage [DU CANGE, copa.]

ÉTYMOLOGIE

  • Picard, cope ; provenç. espagn. et portug. copa ; ital. coppa ; du latin cuppa ou cupa (voy. aussi CUVE).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. COUPE. Ajoutez :
    Terme de turf. Prix décerné dans les courses anglaises.

coupe

COUPE. n. f. Action de couper. La coupe des blés. La coupe des cheveux.

Cette étoffe est dure à la coupe, Elle résiste au ciseau, et, en la coupant, on s'aperçoit qu'elle est dure.

Il se dit particulièrement de l'Action de couper un bois sur pied. La coupe des bois, d'un bois taillis, d'un bois de haute futaie. La coupe s'en fait de neuf ans en neuf ans, de cent ans en cent ans, etc.

Il se dit également du Bois destiné à être coupé. Cette coupe est bonne, est meilleure que la précédente. Il a vendu plusieurs coupes. Ce bois n'est pas en coupe.

Coupe sombre, Opération qui consiste à diminuer seulement l'épaisseur de la futaie d'une forêt, afin de favoriser l'ensemencement de nouveaux arbres et leur croissance. Il s'applique surtout figurément à des Coupures, à des suppressions importantes pratiquées dans un écrit. Les coupes sombres pratiquées dans cet article l'ont beaucoup amélioré.

Coupe claire, Celle qui consiste à abattre, dans une proportion considérable, une partie des arbres d'une forêt, afin d'y faire pénétrer la lumière et de permettre aux jeunes plants de se développer facilement.

Mettre des bois en coupe réglée, Y couper tous les ans un certain nombre d'arbres, à un certain âge, de sorte que les coupes différentes se succèdent les unes aux autres. Coupe réglée signifie figurément Prélèvement régulier fait indûment sur un peuple, sur un individu. Mettre une province en coupe réglée. Ce jeune homme vous fait sans cesse des demandes d'argent ; il vous met en coupe réglée.

COUPE se dit aussi de l'Art, de la manière de tailler les pierres qui entrent dans la construction des édifices. Traité de la coupe des pierres. On le dit aussi de l'Action même de tailler les pierres. La coupe de ces pierres est difficile.

Il se dit également en parlant de Certains fruits que l'on coupe, que l'on ouvre pour voir s'ils sont bons. Il m'a vendu ce melon à la coupe.

Il se dit aussi de l'Endroit par où une chose a été coupée. La coupe d'un tronc d'arbre scié horizontalement.

Faire des coupes dans un corps, Le couper en différents sens pour en examiner la structure au microscope. On fait des coupes en botanique et en entomologie.

Il désigne, en termes d'Architecture, de Charpenterie, etc., la Représentation d'un édifice, d'un vaisseau, etc., qu'on suppose coupé verticalement dans le sens de sa longueur ou de sa largeur, ou même horizontalement, pour en montrer les détails intérieurs et les dimensions. Coupe perpendiculaire. Coupe horizontale d'un navire, d'un moulin.

Il se dit encore de la Façon dont on taille l'étoffe, le cuir, etc., pour l'employer. Ce vêtement est d'une bonne coupe. La coupe de cet habit laisse à désirer. Professeur de coupe. On enseigne, dans les écoles des filles, la coupe et l'assemblage des pièces de l'habillement.

Il se dit aussi, en termes de Gravure, de la Manière de creuser au burin le cuivre et le bois. Coupe nette.

Fig., La coupe d'un ouvrage, d'une pièce de théâtre, La manière dont les parties en sont distribuées. La coupe en cinq actes est la plus usitée pour une tragédie.

Fig., La coupe des vers, des phrases, La manière dont les repos sont ménagés dans les vers, dans les phrases. La coupe de ces vers est heureuse. Ces phrases ont une coupe hardie.

En termes de jeu de Cartes, il se dit de la Séparation qu'un des joueurs fait d'un jeu de cartes en deux parties, après que celui qui donne a mêlé. Faire sauter la coupe, Rétablir avec dextérité un jeu de cartes dans l'état où il était avant qu'on eût coupé. Cet escamoteur fait très habilement sauter la coupe.

Fam., Être, se trouver sous la coupe de quelqu'un, Avoir le désavantage de jouer le premier après que l'adversaire a coupé. Il signifie figurément Être dans la dépendance de quelqu'un et exposé aux effets de son ressentiment.

Il se dit encore, en termes de Sports, d'une Manière de nager par laquelle on fend l'eau rapidement, en portant alternativement et avec force chaque bras en avant et en le ramenant en arrière le long du corps. Nager à la coupe. Faire la coupe.

coupe

COUPE. n. f. Sorte de vase à boire, ordinairement plus large que profond, reposant sur un pied. Coupe d'argent, d'or, de vermeil, de cristal. Coupe ciselée. Boire dans une coupe. Par extension, Boire une coupe de Champagne.

Il désigne aussi un Récipient de forme analogue, mais sans pied, en porcelaine, en faïence, en cristal ou en métal, dans lequel on sert des crèmes, des compotes. On dit aussi JATTE.

Par analogie, il se dit d'un Appareil d'éclairage électrique. Coupe d'albâtre.

Il se dit, en termes de Poésie, de Toute espèce de vase à boire. Remplir sa coupe d'un vin fumeux. Fig., Boire à la coupe du plaisir. Épuiser la coupe du malheur.

Fig., Boire la coupe jusqu'à la lie, Souffrir une humiliation complète, une douleur longue et cruelle, un malheur dans toute son étendue. On dit plus ordinairement Boire le calice jusqu'à la lie.

Prov. et fig., Il y a loin de la coupe aux lèvres, Quand on croit toucher le but, on en est souvent encore loin.

En termes d'Architecture, Coupe de fontaine, Petit bassin de marbre ou de pierre posé sur un balustre ou sur un piédouche pour recevoir l'eau d'un jet.

Il se dit aussi de l'Inclinaison plus ou moins grande que l'on donne à un dôme, à un cintre, aux joints des voussoirs d'un arc.

Il se dit aussi du Prix d'une épreuve sportive. Gagner la coupe. Courir la coupe, Prendre part à une épreuve en vue d'obtenir le prix.

coupé

COUPÉ. n. m. Action de couper. Il se dit, en termes d'Escrime, de l'Action de faire passer l'épée par-dessus la pointe de celle de l'adversaire et, en termes de Danse, du Mouvement de celui qui se jette sur un pied et passe l'autre devant ou derrière.

Il signifie aussi Ce qui est coupé et se disait autrefois de la Partie antérieure d'une diligence : il se dit aujourd'hui de la Partie d'un wagon qui n'a pas de vis-à-vis.

Il se dit aussi d'une Voiture fermée à quatre roues et généralement à deux places.

COUPÉ, en termes de Marine. Voyez COUPÉE.

coupe

Coupe, ou une tasse à boire, Calix, calicis, Cupa, Cratera, Diatretum.

coupe

Coupe, penac. C'est incision, Caesio, Caesura. Il se prend ausi pour la saison qu'il convient couper quelques arbres, Caedendi tempus. Ainsi on dit, la coupe des sauls est de trois en trois ans, et celle du taillis de neuf en neuf ans.

Coupe aussi signifie le trefonds, où on fait la coupe d'un bois taillis. Ainsi on dit, la coupe de cette année est en tel endroit de la forest.

coupe

La coupe d'un bois, Consectio arborum.

coupe


COUPE, s. f. [2e e muet: Kou-pe] 1°. Action de couper. "La coupe des bois; ce bois n' est pas en coupe. — Vendre un melon à la coupe. — Reconaitre la fausseté d'une monoie à la coupe; drap beau à la coupe. Ce Tailleur, ce Cordonier a la coupe bonne ou mauvaise. — La coupe des cheveux, des pierres. — La coupe d'un cintre, d'un dôme, d'un escalier. = 2°. Au jeu de cartes, séparation qu'un des Joueurs fait d' un jeu de cartes en deux parties, après que celui qui done, a mélé. Je ne veux pas être sous sa coupe: il a la coupe malheureûse. — On dit, figurément, (st. famil.) Être sous la coupe de quelqu'un, avoir afaire à lui. "S'il tombe jamais sous ma coupe, il s'en souviendra.
   Rem. Depuis quelque temps on fait un grand usage de coupe, au figuré: la coupe et la liaison des scènes; la coupe des vers, etc.
   3°. Coupe, sorte de vâse, de tasse, ordinairement plus large que profonde: coupe de vermeil, de cristal. — On dit au fig. la coupe des délices, la coupe des maux, des aflictions; mais on ne le dit que dans le style relevé. — Dans le Dogmatique, c'est la Communion sous l'espèce du vin. Les Protestans demandoient à grands cris l'usage de la Coupe. "On acorde la Coupe aux Rois le jour de leur Sacre.
   COUPE, entre dans la composition de quelque mots; Coupe-cul, coupe-gorge, coupe-jarret; coupe-pâte, etc.

coupé


COUPÉ, ÉE, adj. [Kou-pé, pé-e: 2e é fer. lon. au 2d.] Retranché, divisé. "Bois coupé. = Court, laconique; "style coupé, vers coupés, stances coupées. = Traversé de haies, de fossés, de rivières, de canaux: "Pays coupé. = Lait coupé, mélé avec de l'eau, etc.

Synonymes et Contraires

coupe

nom féminin coupe
1.  Action de couper.
2.  Emprise de quelqu'un.

coupe

nom féminin coupe
Récipient large et peu profond.
Traductions

coupe

(kup)
nom féminin
1. objet dans lequel on boit une coupe à champagne
2. objet dans lequel on met des choses une coupe de glace
3. objet que reçoit le vainqueur remporter la coupe
4. sport épreuve sportive la Coupe du monde

coupe

Pokal, Schnitt, Becher, Becherglas, Cup, Haarschnitt, Kelchglas, Schale, Verschnitt, Zäsur, Zuschneiden, Zuschnitt, Tassecup, goblet, haircut, cut, section, trim, cuttingbeker, bokaal, cup, drinkbeker, bekerwedstrijd, kap, snit, (door)snede, (het) afbreken [woorden], (het) hakken, (het) snijden, glas, knippen, pasvorm, kelk, sneeאגרטל (ז), גביע (ז), גדיעה (נ), גזיזה (נ), גזרה (נ), הגבל (ז), חיתוך (ז), חתך (ז), כוס (נ ), לפתנית (נ), ספל (ז), קובעת (נ), קיתון (ז), קציצה (נ), הֶגְבֵּל, לִפְתָּנִית, גָּבִיעַ, גְּדִיעָה, כּוֹס, קִיתוֹן, סֵפֶל, חִתּוּךְ, חֲתָךְbekercopapohár, řezbægerpokalocopamaljacoppa, bicchiere, boccale, calice, nappo, sezione, tagliocalix, cyathuscopo, taçaбокал, покрой, делянкаbägare, kalk, pokalκούπα, Κρατήρ, κύπελλο (kup)
nom féminin
1. forme d'une chose qui a été coupée la coupe d'un vêtement
2. façon dont les cheveux sont coupés avoir une coupe au carré
3. coupé selon la quantité désirée du fromage à la coupe
4. dessin qui montre l'intérieur de qqch la coupe d'une fleur

coupe

[kup] nf
(à boire)goblet (aussi coupe de champagne) → champagne glass
une coupe de champagne → a glass of champagne
la coupe est pleine! (fig) (= c'est plus qu'on peut en supporter) → that's the last straw!
(à fruits, décorative)bowl
(SPORT)cup
la coupe du monde → the World Cup
[cheveux, vêtement] → cut
une coupe de cheveux → a haircut
(= graphique) → section, cross section
(autres locutions) être sous la coupe de → to be under the control of
faire des coupes sombres dans → to make drastic cuts in
à la coupe [fromage, jambon, roquefort] → loose, not pre-packed
vendu à la coupe → sold loose