couverte

COUVERTE

(kou-vèr-t') s. f.
Terme de manufactures de terres fines. L'émail dont est revêtue la terre mise en œuvre, faïence ou porcelaine, et qui est composé de substances facilement vitrescibles. C'est sur la couverte que l'on peint.
Quoi qu'il en soit de cette conjecture, on peut assurer qu'il n'y a point de porcelaine dont la couverte soit plus agréable à la vue, plus égale, plus unie, plus solide et plus fine [RAYNAL, Hist. phil. V, 7]
De quels métaux fondus la pâte blanchissante Forma d'un riche enduit leur couverte brillante [DELILLE, Trois règnes, IV]
La portion extérieure de la porcelaine qui est à demi vitrifiée par la cuisson.
On donne le nom de couverte à cette couche qui constitue proprement la porcelaine [RAYNAL, Hist. phil. V, 27]
Couverture.
Un garde-robe gras servait de pavillon, De couverte un rideau [RÉGNIER, Sat. X]
Hors d'usage en ce sens. Aujourd'hui, couverture de laine employée par les militaires. Chez les emballeurs, enveloppe extérieure de toiles qui viennent du Levant. Châssis sur la forme du papetier.
Terme de marine. Toiture des bâtiments désarmés ; pont supérieur.
Terme de fauconnerie. L'une des deux grandes pennes du milieu de la queue d'un faucon. Vol à la couverte, chasse où l'on approche le gibier à la faveur de quelque couvert, haie ou bosquet.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Pour ce convint que il jurast ; S'il ne l'eust fait, il estoit mast ; Mais il joua d'une couverte Et se sauva de plus grant perte [, Liv. du bon Jeh. 2950]
    Il s'est, à la couverte, armé souffisamment [, Baud. de Seb. VIII, 895]
  • XVe s.
    Si chevaucherent bien un grand temps à la couverte tousdis en costiant l'ost aux Anglois [FROISS., I, I, 91]
  • XVIe s.
    Quand il eut bien fait du mauvais, il fut contraint de s'apaiser pour une couverte de Catalogne que lui donna le sire André [DESPER., Contes, X]

ÉTYMOLOGIE

  • Couvert 1 ; provenç. cuberta ; espagn. cubierta.

couverte

COUVERTE. n. f. Ce qui recouvre quelque chose. Il se dit, en termes de Marine, de la Voilure dont on couvre un vaisseau désarmé.

En termes de Caserne, il se dit d'une Couverture de lit. Faire sauter à la couverte, Sorte de brimade qui était en usage dans les casernes de cavalerie.

En termes d'Arts, il se dit de l'Émail qui couvre une terre mise en oeuvre et en particulier la porcelaine. On applique la couverte entre la première et la seconde cuisson de la faïence et de la porcelaine.

couverte


COUVERTE, s. f. [2e ê ouv. 3e e muet.] Il ne se dit que de l'émail qui couvre une terre, cuite, mise en oeuvre; et particulièrement de la porcelaine. — * Comme on dit découverte, et non pas découvertûre, plusieurs ont voulu dire, couverte de lit, au lieu de couvertûre; mais ils n'ont pas été suivis: on ne dit que le dernier. Chapelain, Th. Corn.