débiffer

DÉBIFFER

(dé-bi-fé) v. a.
Terme très familier. Mettre en mauvais état.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Au reste sont plus esgriffées, Plus usées et desbiffées, Que les vieilles chausses d'ung poste [J. MAR., V, 216]
    En laissant ces deux articles, tout ce qu'on pourra prescher ou disputer de la foy, sera bien maigre et desbifé, voire du tout inutile [CALV., Instit. 459]
    Laissant en aller cette armée debiffée à la Charité, où les trouppes se refaisoient [D'AUB., Hist. I, 325]
    L'armée, tormentée des eaux, des mauvais chemins et de la faim, commença à se debifer [ID., ib. III, 69]
    Une armée ainsi desbiffée entreprend de courre après une autre fraische, gaillarde, reposée [ID., IV, 26]
    Les fermiers vous rendront vos maisons debiffées [O. DE SERRES, 53]
    Le charpentier ne joignit pas bien ces ais au commencement ; regardez comment ilz se debiffent maintenant [PALSGRAVE, p. 552]
    Je vous trouve depuis peu de jours changé, have, deffait, debiffé [CHOLIÈRES, Contes, t. I, Matinée 9]

ÉTYMOLOGIE

  • Dé.... préfixe, et biffer.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

débiffer

DÉBIFFER. v. a. Affaiblir, déranger, gâter. Il est familier et ne s'emploie guère que dans cette phrase, Être tout débiffé.

Dictionnaire de L'Académie française 6th Edition © 1835

débiffer


DÉBIFFER, ou DÉBIFER, v. a. Afaiblir, déranger. Il ne s'emploie qu'au passif et au participe: Être tout débifé; il a le visage débifé, qui paraît afaibli par quelque excès. Estomac débifé, qui ne fait pas bien ses fonctions.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788