débraillé, ée

DÉBRAILLÉ, ÉE

(dé-brâ-llé, llée, ll mouillées, et non dé-bra-yé) part. passé.
Dont la mise présente du désordre, du moins dans les vêtements qui couvrent le corps.
À son cri, Junon éveillée Vint à lui toute débraillée [SCARRON, Gigantomachie, ch. VIII]
Leurs perruques d'étoupes, leurs hauts-de-chausses tombants, et leurs estomacs débraillés ! [MOL., l'Av. II, 6]
Ne verrai - je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées Qui n'ont pour imposer qu'un grand air débraillé ? [REGNARD, le Joueur, I, 2]
Je vis Fagon tout débraillé, assis la bouche ouverte, dans l'état d'un homme qui se meurt [SAINT-SIMON, 87, 135]
Toujours débraillée et décoiffée [J. J. ROUSS., Conf. II]
Fig. Négligé et trop libre, en parlant des personnes et des manières. C'est un jeune homme débraillé. Des manières débraillées. Substantivement. Il ne faut pas aller jusqu'au débraillé.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877