décent, ente

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DÉCENT, ENTE

(dé-san, san-t') adj.
Qui est conforme à la décence. Costume décent. Mise décente.
Ce n'est point assez que les mœurs du théâtre ne soient point mauvaises, il faut encore qu'elles soient décentes et instructives [LA BRUY., I]
Soyez décents, parce que vous n'êtes point des animaux et que vous vivez dans les villes et non dans le fond des forêts [DIDER., Opin. des anc. phil. Épicuréisme.]
Qui est conforme à une réserve pudique. Propos décent. Conduite décente. Des manières décentes.
Mais les douces vertus et les grâces décentes N'inspirent aux cœurs purs que des flammes constantes [A. CHÉN., Élég. 30]
S. m. Le décent, ce qui est décent.
La différence du décent et de l'indécent, c'est la différence d'une femme qu'on voit et d'une femme qui se montre [DIDEROT, Salon de 1767, Œuvres, t. XIV, p. 194, dans POUGENS.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    La raison humaine plaideroit volontiers contre Dieu, comme si bastir le monde de jour à autre ne fust pas chose decente à sa puissance [CALV., Instit. 102]
    Si je me plains, ma raison est descente, Tant qu'il suffit [J. MAROT, p. 245, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. decens, de decere, convenir.