dédit

(Mot repris de dédiront)

dédit

n.m.
1. Dans la langue juridique, possibilité de revenir sur un engagement ; somme à payer en cas d'inexécution d'un contrat ou de rétractation d'un engagement pris.
2. Litt. Action de se dédire, de dire le contraire de ce qu'on avait dit rétractation ; confirmation
Maxipoche 2014 © Larousse 2013

DÉDIT2

(dé-di ; le t ne se prononce pas et ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : des dé-di-z obligatoires) s. m.
Révocation d'une parole donnée. Fig. Cet homme a son dit et son dédit, c'est-à-dire il est inconstant, on ne peut se fier à sa parole.
Allez, mademoiselle, en fait de mariage, une fille a son dit et son dédit [BRUEYS, Grondeur, II, 3]
Somme stipulée et due par celui qui ne remplit pas les termes d'une convention.
Mais songez au dédit, il faut surtout le mettre [HAUTEROCHE, Bourg. de qual. IV, 5]
Acte qui garantit cette stipulation. Le dédit fut déposé chez un notaire.
Qu'avec un grand plaisir, dédit, je te déchire [DUFRÉNY, Dédit, I, 11]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Mais les deux spermes dessus dicts Sont composez ; c'est sans desdicts, Des quatre elements seulement [, Traité d'alch. 30]
  • XVe s.
    Fut conclue une trefve à deux mois de desdit [COMM., VIII, 16]
  • XVIe s.
    Le repentir n'est qu'une desdicte de nostre volonté [MONT., III, 261]

ÉTYMOLOGIE

  • Dédit 1 ; génev. dédite, s. f.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877

dédit

DÉDIT. n. m. Révocation d'une parole donnée. Avoir son dit et son dédit, Être sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément d'avis.

Il signifie plus ordinairement Peine stipulée dans un marché, dans une convention, contre celui qui n'en remplira pas les conditions. Un dédit est le plus souvent une somme à payer. Stipuler un dédit. Convenir d'un dédit. Il y a dix mille francs de dédit. Payer le dédit.

Il s'applique, par extension, à l'Acte même où se trouve stipulée la peine, l'indemnité encourue par celui ou celle qui se dédira. Le notaire qui avait rédigé le dédit en demeura dépositaire. Les deux parties s'étant arrangées, on déclara le dédit.

Dictionnaire de L'Académie française 8th Edition © 1932-5

dédit


DÉDIT, s. m. [1re é fer. On ne pron. point le t final.] 1°. Révocation d' une parole donée. "Il a son dit et son dédit. Il ne se dit, en ce sens, que dans cette phrâse du style familier. = 2°. Peine dont on est convenu entre deux ou plusieurs persones, contre celui qui se dédira. "Il y a un dédit de mille écus.

Jean-François Féraud's Dictionaire critique de la langue française © 1787-1788
Traductions

dédit

Abstandsgeld

dédit

penalty

dédit

[dedi, it]
pp de dédire
nm (COMMERCE) (= remise en cause d'un accord préalable) → default
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