dépravé, ée

DÉPRAVÉ, ÉE

(dé-pra-vé, vée) part. passé.
Qui a éprouvé moralement un changement en mal. Un homme dépravé.
L'homme est tombé en ruine par sa volonté dépravée [BOSSUET, la Vallière.]
Mœurs dépravées [MAUCROIX, Schisme, liv. I, dans RICHELET]
Les goûts dépravés de mes passions qui me font aimer ce que je devrais souverainement haïr [BOURD., Instruct. sur la communion, Exhort. t. II, p. 465]
Terme de pathologie. Goût dépravé, goût qui a subi la dépravation. Fig.
Elle a l'esprit léger et le goût dépravé [TRISTAN, Panthée, I, 1]
Comme il est des goûts physiques dépravés, il est aussi des goûts moraux dépravés [BONNET, Ess. analyt. âme, ch. 19]