dérangé, ée

DÉRANGÉ, ÉE

(dé-ran-jé, jée) part. passé.
Mis hors de son rang, de sa place. Des meubles dérangés.
Cette chambre où j'entrais toujours, hélas ! j'en trouvai les portes ouvertes, mais je vis tout démeublé, tout dérangé [SÉV., 14]
Un cabinet dérangé, un cabinet où l'on a mis le désordre.
Mis hors de ses heures.
Je suis tout dérangé quand je suis absent de la cour trois jours, [, locution de la cour, suivant DE CAILLIÉRES, 1690]
Fig. Une fortune dérangée, une fortune grevée de beaucoup de dettes.
Jacquinet : Ce retour imprévu ne dérangerait-il point un peu vos petites affaires ? - Merlin : oh ! non, elles sont toutes dérangées, de par tous les diables [REGNARD, Retour imprévu, sc. 9]
Il se dit des personnes dans le même sens.
Le mari de ta mère était fort dérangé ; en mourant, il ne laissa rien [BEAUMARCH., Mère coup. II, 3]
Il a le cerveau dérangé, il n'est pas dans son bon sens.
Les courtisans assurèrent que l'abbé de Savoie serait toujours un esprit dérangé [VOLT., Louis XIV, 18]
Jeté dans le désordre moral. Un homme dérangé par les mauvaises compagnies.
Avoir le corps dérangé, être affecté de diarrhée. Absolument, dans le même sens. Être dérangé.
Émile Littré's Dictionnaire de la langue française © 1872-1877