débâcle

(Mot repris de debacle)

débâcle

n.f. [ de débâcler, ôter la bâcle [la barre de fermeture], de bâcler ]
1. Rupture des glaces d'un fleuve gelé dégel ; embâcle
2. Retraite d'une armée qui se fait dans le plus grand désordre débandade, déroute
3. Fam. Ruine d'une entreprise, d'une affaire, d'une institution : La débâcle d'un parti aux municipales chute, effondrement

débâcle

(debɑkl)
nom féminin
1. fuite d'une armée la débâcle des troupes ennemies
2. figuré échec soudain la débâcle d'une société

DÉBÂCLE

(dé-bâ-kl') s. f.
Débâclage. Peu usité en ce sens. Faire la débâcle, rendre un port ou une rivière libres.
Rupture subite des glaces qui, couvrant une rivière, en interrompaient le cours. La débâcle de la Seine.
Les premiers qui s'éloignent du bord avertissent que la glace plie sous eux, qu'elle s'enfonce, qu'ils marchent dans l'eau jusqu'aux genoux ; et bientôt on entend ce frêle appui se fendre avec des craquements effroyables qui se prolongent au loin comme dans une débâcle [SÉGUR, Hist. de Napol. X, 9]
Fig. et familièrement, changement fâcheux qui emporte la fortune d'un particulier, la prospérité d'un gouvernement, les opinions, les mœurs, comme la débâcle emporte les glaces de la rivière. Cet accident commença la débâcle de sa fortune.
Quel que fût l'intérieur du roi, il est certain que sa décence contenait quelque peu la débâcle des mœurs, à la cour, dans l'église [MICHELET, Louis XIV et le duc de Bourgogne, p. 151]

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. DÉBÂCLER.

débâcle

DÉBÂCLE. n. f. Rupture, ordinairement subite, de la glace qui couvrait un cours d'eau et qui se partage alors en glaçons dont la descente est plus ou moins rapide. La rivière grossit, il faut se préparer à la débâcle. La débâcle a fait périr bien des bateaux.

Il se dit, figurément et familièrement, de Tout changement brusque et inattendu qui amène du désordre, de la confusion. Ce fut une débâcle générale. Cet accident commença la débâcle de sa fortune.

Il se dit aussi quelquefois pour Débâclage. Il y a un temps déterminé pour la débâcle du port.

Il se dit aussi, dans le langage familier, d'une Décharge subite du ventre.

débâcle


DÉBâCLE, s. f. DÉBâCLEMENT, s. m. DÉBACLER, v. a. et n. DÉBACLEUR, s. m. [Débâkle, bâkleman, baklé, ba-kleur: 1re é fer. 2e lon. aux deux premiers. — L'Acad. met l'acc. circ. aux deux derniers; mais l'a y étant bref, il ne faut point d'accent.] I. Débâcle, au propre, c'est la ruptûre des glaces, qui arrive tout à coup quand la rivière a été prise long-temps. C'est aussi le débarrassement d'un port, quand on fait retirer les vaisseaux, qui ont déchargé, pour faire aprocher ceux qui sont encôre chargés. — Au figuré, révolution qui se fait tout d'un coup dans les afaires. "La confusion et le désordre, qui alloient résulter de cette débâcle (le discrédit de la Banque). Anon.
   II. Débâclement se dit du moment de la débâcle des glaces et de l'action de débacler des vaisseaux, des bateaux. Trév. dit débaclage dans le second sens, et débaclement dans le premier.
   III. Débacler, actif, en parlant d'un port, des bateaux, c'est débarrasser. — En parlant d'une porte, d'une fênêtre, il est populaire. — V. n. il se dit d'une rivière, quand les glaces viènent à se rompre et à suivre le fil de l'eau.. "La rivière débacle; elle commence à débacler: elle a débaclé cette nuit.
   IV. Débacleur, Oficier qui comande sur les ports quand il faut débacler.

Synonymes et Contraires

débâcle

nom féminin débâcle
1.  Rupture des glaces.
embâcle.
2.  Défaite d'une armée.
Traductions

débâcle

מנוסת בהלה (נ)

débâcle

tracollo

débâcle

sammenbrud

débâcle

[debɑkl] nf
(MILITAIRE)rout
(= effondrement, déliquescence) → collapse
débâcle boursière → stock exchange crash, stock exchange collapse
débâcle financière → crash, financial crash
une débâcle électorale → an electoral disaster
(= fonte) [glaces] → break-up