denté, ée

DENTÉ, ÉE

(dan-té, tée) part. passé.
Garni de pointes uniformes et placées à égale distance les unes des autres. Roue dentée.
Il fit réflexion que dans les machines où il y a des roues dentées, c'est aux dents que se fait tout l'effort, et que, par conséquent, le frottement, qui détruit toujours une grande partie de l'effet des machines, est à ces endroits plus grand et plus nuisible que partout ailleurs [FONTEN., Lahire.]
Terme de botanique. Feuille dentée. Le bord est doublement denté, lorsque chaque dent porte elle-même une dent plus petite. Bord denté en scie, bord où chaque dent est dirigée vers le sommet de l'organe denté.
Terme de blason. Ne se dit que des animaux dont on voit les dents.
Terme de diplomatique. Charte dentée, papier poli avec une dent d'animal.
S. m. Poisson de la Méditerranée (dentatus vulgaris).

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Chascuns promet, mais que vaut telz convenz, Quant sur mentir le principe est entez ? Telz prometteurs sont de ceus decepvenz, Qui de voir dire n'ont plus les dens dentez [E. DESCH., Poésies mss. f° 222, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Perdre une saillie gaillarde et piquante d'esprit, ou un mot denté et plein d'aiguillon [PASQUIER, Lett. t. III, p. 93, dans LACURNE]
    Ses habits estoient tous deschirez, et luy denté [mordu] en plusieurs parts [CHOLIÈRES, Contes, f° 208, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. dentat ; espagn. dentado ; ital. dentato ; du latin dentatus, de dens, dent.