desséchant

desséchant, e

adj.
Qui dessèche : Le sirocco est un vent desséchant hydratant

desséchant

DESSÉCHANT, ANTE. adj. Qui dessèche. Un vent desséchant. Une exhalaison desséchante. Fig., Des doctrines desséchantes. Une ironie desséchante.

desséchant


DESSÉCHANT, ANTE, adj. DESSèCHEMENT, s. m. DESSÉCHER, v. a. [Dé-séchan, chante, sècheman, séché; 1re é fer. 2eé fer. au 1er et 3e è moyen au 2d.: 3e e muet au subst. é fer. au verbe. L'Acad. écrit desséchement avec un accent aigu sur la seconde syllabe; mais devant l'e muet, cet è est moyen: il faut donc le marquer d'un accent grâve.] Desséchant est ce qui dessèche. Dessèchement, l'action de dessécher, ou l'état de ce qui est desséché. "Vent desséchant, exhalaison desséchante. "On réduit les coquilles d'écrevisse en une cendre, qui, étant desséchante, consume et absorbe le venin. Le Gendre. "On a entrepris le dessèchement des marais pontins. "Il est dans un dessèchement, qui fait craindre pour sa vie. — Dans la 1re phrâse, il a un sens actif; dans la 2de, un sens passif.
   Dessécher, au propre, rendre sec; ce vent a desséché la terre; ou mettre à sec: dessécher un marais. — On dit, de ce qui dissipe trop l'humidité du poumon ou du cerveau, qu'il dessèche le cerveau, le poumon. — Au figuré: "L'étude des Sciences abstraites dessèche l'esprit. — Les Sciences Sacrées elles-mêmes souvent dessèchent le coeur, diminuent le goût de la piété. "La grâce éteint le feu des passions et dessèche l'amour propre jusqu'aux racines. Fléchier. "L'extrême justesse dessèche le discours. "Claudine (femme de Colletet) n'est pas la seule femme, dont la mort d'un mari ou d'un ami ait entièrement desséché la veine. Sabat. Trois Siècles. Voyez l'épigramme de La Fontaine, au mot Dessus, à la fin.
   Rem. Brébeuf écrit desseicher: c'était peut-être l'ortographe de son temps. Cet i était inutile, et il a été avantageûsement remplacé par l'acc. aigu. sur l'é.