diverti, ie

DIVERTI, IE

(di-vèr-ti, tie) part. passé de divertir
Tourné d'un autre côté, distrait.
Une douleur si forte et si peu divertie [MALH., V, 16]
Je l'écoutais avec une attention si peu divertie, qu'il ne m'échappait pas un seul mot de ce qu'il disait [BALZ., Arist. ou de la cour, avant-propos.]
Alors la puissance du royaume n'était point divertie ailleurs ; toutes nos forces furent jointes ensemble pour cet effet [le siége d'Amiens], et toute la France se trouva devant une place [VOIT., Lett. 74]
Si l'homme était heureux, il le serait d'autant plus qu'il serait moins diverti, comme les saints et Dieu [PASC., Pensées, t. I, p. 275, édit. Lahure.]
.... Hé quoi ! toujours ma flamme divertie ! [MOL., Fâch. II, 2]
Amusé, récréé. Diverti par le spectacle.
Dilapidé par malversation. De l'argent diverti.
Les levées se trouvaient retardées, les deniers divertis ou mal appliqués ; on fatiguait mal à propos le soldat [ANQUET., Lig. III, 364]
L'un vient secrètement implorer mes avis Sur les fonds d'une caisse un peu trop divertis [POISSON, Procureur arbitre, sc. 2]