embesogné, ée

EMBESOGNÉ, ÉE

(an-be-zo-gné, gnée) adj.
Terme familier. Qui est fort occupé à quelque besogne. Vous voilà bien embesogné.
Pallas même y prit la cognée Pour faire de l'embesognée [SCARRON, Virg. travesti, dans LE ROUX, Dict. comique]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Car de ferir sui trop enbesogniez [, Ronc. p. 66]
  • XIIIe s.
    Il paroit bien à son atour Qu'ele iere [était] poi embesoignie, Quant ele s'iere bien pignie Et bien parée et atornée [, la Rose, V. 596]
    Ou quant il est embesogniés des besongnes son seigneur ou des besongnes au soverain [BEAUMANOIR, XXI, 4]
  • XVe s.
    Et l'embesogna [prit à son service le chevalier Jean Haccoude] pape Urbain, tant qu'il vesqui, contre les seigneurs de Milan [FROISS., II, II, 51]
  • XVIe s.
    L'estude et la contemplation embesongnent aulcunement nostre ame à part du corps [MONT., I, 68]
    Ceux là s'embesongnoient aprez les paroles ; ceulx cy aprez les choses [ID., I, 152]
    Je suis despit de quoy nostre vie s'embesongne toute à cela [à apprendre à parler] [ID., I, 193]
    Tout chacun s'embesoigna aux barricades [se mit à les faire] [CARL., V, 15]

ÉTYMOLOGIE

  • En 1, et besogne.