empesé, ée

EMPESÉ, ÉE

(an-pe-zé, zée) part. passé.
Traité par l'empois. Du linge empesé.
Fig. Qui est d'une gravité affectée.
Les Romains de Tite Live n'ont aucune ressemblance avec les héros bouffis et empesés de nos romans [FÉN., t. XXI, p. 220]
Leur œil suffisant et empesé [LESAGE, Gil Blas, VIII, 12]
L'empesé magistrat, le financier sauvage [VOLT., Disc. 4]
Il a l'air empesé du pays d'où il vient [J. J. ROUSS., Hél. VI, 1]
S. m. Ce qu'il y a d'empesé.
La paresse, l'empesé de l'une [la duchesse d'Orléans], la vivacité, la liberté de l'autre [la duchesse de Bourgogne] avaient besoin de tiers qui soutinssent cette liaison dont nous verrons les progrès et les fruits [SAINT-SIMON, 206, 27]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    EMPESÉ. Ajoutez :
    Un empesé, une personne à l'air empesé.
    Et qu'est-ce que ça me fait à moi, qu'un empesé crie contre moi, fasse la mine et rechigne ? [, Lett. du P. Duchène, 2e lettre, p. 1]