emprunté, ée


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EMPRUNTÉ, ÉE

(an-prun-té, tée) part. passé.
Obtenu par emprunt. De l'argent emprunté.
Par extension. Un mot emprunté du latin. Terme de musique. Accords empruntés, ou accords par emprunt, accords qui ne peuvent se pratiquer que dans les tons mineurs, et qui empruntent leur perfection d'un son qui n'y paraît point.
Qui n'est pas sien, pris par une sorte d'emprunt.
Et sans chercher ailleurs des titres empruntés, Ne vous suffit-il pas de ceux que vous portez ? [RAC., Andr. IV, 5]
Moi-même, revêtu d'un pouvoir emprunté, J'ai cent fois.... Tenté leur patience, et ne l'ai point lassée [ID., Brit. IV, 4]
Déguisée sous des habits empruntés [MASS., Carême, Confess.]
Ce livre a paru sous un nom emprunté, il a paru sous un autre nom que celui de son auteur. Conter une histoire sous des noms empruntés, la conter sous de faux noms.
C'est là presque l'unique moyen qui reste à la vérité d'approcher des princes et de leur montrer, sous des noms empruntés, leurs devoirs et leurs défauts [ROLLIN, Hist. anc. Œuvres, t. VII, p. 305, dans LACURNE]
Factice, faux.
Rien n'est faux ni emprunté chez elle [SÉV., 157]
Chacun chercha pour plaire un visage emprunté [BOILEAU, Épît. IX]
Même elle avait encor cet éclat emprunté Dont elle eut soin de peindre et d'orner son visage.... [RAC., Athal. III, 5]
Embarrassé, gauche, en parlant des personnes ou de ce qui a rapport aux personnes. Un air emprunté.
Mme la duchesse de Chartres se trouvait tout empruntée à St-Cloud, comme en pays inconnu [SAINT-SIMON, 93, 229]