empyrée

empyrée

n.m. [ du gr. empurios, en feu, de pûr, feu ]
Poét. Ciel, paradis.

EMPYRÉE

(an-pi-rée) s. m.
Selon les notions de l'antiquité, la plus élevée des quatre sphères célestes, celle qui contenait les feux éternels, c'est-à-dire les astres. Plus tard, le ciel des fixes, exclusivement au ciel des planètes.
Ce temple où Jupiter, avec tant de splendeur, Est descendu, dit-on, du haut de l'empyrée [VOLT., Minos, III, 1]
Poétiquement. Le ciel. Les brillantes étoiles de l'empyrée.
L'œil aime à parcourir la voûte Où son disque [de la lune] trace la route Des astres noyés dans les airs, à compter la foule azurée Des étoiles dans l'empyrée Et des vagues au bord des mers [LAMART., Harm. I, 10]
Le séjour des bienheureux. Fig. Être dans l'empyrée, être dans un lieu de délices.
Que regretterais-je en ces lieux ? Pour moi je suis dans l'empyrée [VOLT., Lett. en vers et en prose, 40]
Dans un sens ironique. Être toujours dans l'empyrée, être dans les nuages, ne savoir ce que l'on dit, à force de chercher le sublime. C'est dans ce sens que Piron donne ce nom à son métromane : Votre nom, maintenant, c'est donc ? ... De l'Empyrée, Et j'en oserais bien garantir la durée. - De l'Empyrée, oui-da, n'ayant sur l'horizon, Ni feu ni lieu qui puisse allonger votre nom, Et ne possédant rien sous la voûte céleste, Le nom de l'enveloppe est tout ce qui vous reste, Métromanie, I, 6.
Adj. Le ciel empyrée.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Et comme au ciel empire Te louent les anges, En ce monde j'aspire Qu'on te donne louanges [, Les marguer. de la marguer. f° 124, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. empirey ; espagn. et ital. empireo ; le terme grec a pour origine des mots se traduisant par : en et feu.

empyrée

EMPYRÉE. n. m. Partie du ciel la plus élevée, que les anciens regardaient comme le séjour des divinités célestes.

empyrée


EMPYRÉE, s. m. et adj. [An-piré-e; 3e é fer. et long, 4e e muet.] L' Empyrée, ou le Ciel Empyrée, le Ciel le plus élevé, où l'on établit le séjour des Bienheureux.